La pression fiscale a certainement été diminuée dans l’Hexagone. En effet, si l’année dernière elle était de 56,73 %, elle est maintenant estimée à 54,73 %. Pour les travailleurs moyens, cela constitue une très bonne nouvelle puisqu’ils vont pouvoir enfin débourser leur argent à leur guise. Néanmoins, cela n’implique pas que le montant de leurs impôts ou de leurs cotisations a baissé.

Qu’est-ce que la pression fiscale ?

La pression fiscale représente le budget de fonctionnement de l’État supporté par l’ensemble de ses sujets (particuliers, citoyens et entreprises). Évaluée en proportion du PIB (produit intérieur brut), elle comprend les cotisations sociales, les impôts directs, les impôts indirects (TVA), les perceptions directes, les impôts locaux tels que la taxe d’habitation et les droits de succession. La pression fiscale permet de montrer la disparité entre les catégories sociales et entre les États. On peut dire, par exemple, que le montant des impôts obligatoires en France représente plus de 56 % du PIB, ou qu’une personne paie plus de 35% d’impôt sur ses revenus.

Le jour de libération fiscale est arrivé assez tôt

Dans l’Union européenne, la France est parmi les États qui ont moins de pression fiscale. En effet, c’est la 4e fois que celle-ci a connu une baisse. Avant d’avoir une centaine d’euros de pouvoir d’achat réel, le salarié moyen doit débourser plus de 120 euros pour ses taxes et ses charges. Ceci malgré le fait que le poids des impôts obligatoires dans la masse salariale a légèrement été réduit ; il est passé de 56,73 % l’année dernière à 54,73 % cette année, à la suite de la mise en œuvre des réductions des charges patronales et salariales promises par le président Macron pendant sa campagne présidentielle. En conséquence de cette chute des prélèvements obligatoires, le fameux jour de libération fiscale est arrivé le 19 juillet dans l’Hexagone, soit quelques jours plus tôt que lors de l’année dernière.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Plus précisément, cela signifie que le travailleur moyen conservera tout l’argent de son emploi à compter du 19 juillet. Autrement dit, il va régler ses impôts, ses charges et ses cotisations sociales, mais sera libre d’utiliser ses revenus pour tout ce qu’il veut à compter de cette date. Ainsi, quelques jours après la fête nationale française, les employés célèbrent le « jour de libération fiscale » qui est calculé annuellement par l’Institut économique Molinari. Notons qu’il s’agit de la deuxième amélioration en l’espace de deux années seulement. De la sorte, 2018 et 2019 témoignent une rupture, caractérisée par le début d’une diminution de la pression fiscale en France. Bien entendu, tout le monde croise les doigts pour que ce mouvement puisse se renforcer dans les prochaines années.

Seuls 6 pays des 28 membres de l’Union européenne ont un taux d’imposition de plus de 50%

Comme on s’y attendait, la France qui affiche un taux d’imposition de 54,73 % figure dans la liste des 6 pays où plus de 50% des revenus d’activité sont prélevés sur les impôts et les charges. L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Italie et la Grèce sont les cinq autres membres de l’Union européenne qui ont un taux d’imposition qui dépasse les 50%. Ainsi, avant d’obtenir 100 euros de pouvoir d’achat réel, les travailleurs moyens doivent payer en France et en Autriche 121 euros pour les prélèvements obligatoires ; en Belgique et en Grèce, ce sera 116 euros et 109 euros ; pour les salariés moyens, ce sera 107 euros (en Italie) et 104 euros (en Allemagne). Mais à Chypre, à Malte et en Irlande, il faut céder respectivement 36 euros, 41 euros et 46 euros.

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