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& News THALES
Résultats au 30
juin 2005 un premier semestre 2005 solide
Progression de l’activité
+ 4% 4 748 m€
Résultat opérationnel
courant + 2% 305 m€
Hausse du résultat
avant impôt et équivalences + 6% 244 m€
Stabilité du résultat
net 170 m€
Amélioration du
cash flow opérationnel + 52 m€
Confirmation du retour
à une nette croissance des prises de commandes
Chiffres clés.(en
millions d’euros) S1 2004 (1) S1 2005
Activité 4 574
4 748
Prises de commandes 4
051 4 300
Résultat opérationnel
courant 300 305
en % du chiffre d’affaires
6,6% 6,4%
Résultat avant
impôt 230 244
Résultat net,
part du Groupe 171 170
Résultat net par
action en euros 1,05 1,03
Cash flow opérationnel
(215) 52
(1) Comptes
du 1er semestre 2004 retraités selon les normes IFRS, sauf normes
IAS 32 et 39
sur les instruments financiers,
appliquées à partir du 1er janvier 2005
Une activité soutenue
sur le semestre
Hausse de l’activité
de 4% au total et de 5%, à périmètre et taux de change
constants, avec une progression dans cinq des six divisions et une activité
quasi stable dans la division Naval où plusieurs grands programmes
sont, comme prévu, en voie d’achèvement.
La croissance d’activité
(+4%) affichée par la division Aéronautique reflète
notamment la progression de l’avionique civile et les facturations comptabilisées
sur les programmes d’hélicoptères NH90 & Tigre et sur
le programme d’avion Rafale en France.
Dans les Systèmes
Aériens (+14%), l’augmentation a été particulièrement
vive dans le domaine de l’électronique de missiles et en défense
aérienne ; les systèmes de contrôle du trafic aérien
ont confirmé leur retour à la croissance, avec 7% de progression
sur le semestre.
Dans la division Systèmes
Terre & Interarmées, accroissement de l’activité de +3%,
avec une nouvelle augmentation sensible des ventes de radios tactiques
aux Etats-Unis et la montée en puissance des programmes de
réseaux en France (Valorita et Syracuse III) ; redressement notable
des ventes d’émetteurs TV, notamment aux Etats-Unis.
L’évolution des
ventes de la division Naval (-1%) tient compte de la baisse des facturations
enregistrées sur plusieurs grands programmes en voie d’achèvement,
dont celui des frégates Sawari 2 pour l’Arabie Saoudite.
La division Sécurité
affiche une hausse de 7%, qui bénéficie notamment du succès
des produits de guidage automobile par satellite et des progressions enregistrées
dans les domaines des transactions financières et des tubes électroniques.
La croissance de 9% affichée
par la division Services a été tirée par les activités
d’entraînement & simulation et les systèmes d’information
pour les entreprises et le secteur financier.
Les prises de commandes
retrouvent, en 2005, une tendance haussière. Cette tendance s’affirme
dès le premier semestre, alors même que ce semestre n’intègre
pas les contrats les plus importants attendus cette année : la hausse
du montant des commandes entrées en carnet au cours des six premiers
mois de l’exercice, qui atteint 6% au total et 7% à périmètre
et taux de change constants, résulte entièrement de la progression
de + 18% des prises de commandes dont le montant unitaire n’excède
pas 100m€. Ces commandes diversifiées, qui représentent
94% du montant engrangé au premier semestre, constituent le socle
solide qui contribue à fonder la croissance future de l’activité
du Groupe.
De surcroît, les
contrats notifiés ou confirmés depuis la fin du semestre,
dont plusieurs très importants, comme le contrat de systèmes
de drones Watchkeeper notifié par le ministère de la Défense
britannique (900 m€), le programme de maîtrise d’œuvre de sous-marins
Scorpène annoncé par le gouvernement indien (part Thales
de près de 600 m€) ou la commande d’avionique pour l’avion
régional Sukhoï (100 m€), sont venus conforter cette tendance.
Comme indiqué en mars dernier, le carnet de commandes, de 17,5 milliards
d’euros à fin juin 2005 stable par rapport au montant de fin 2004
(- 0,7%), devrait ainsi s’inscrire en nette progression à la clôture
de l’exercice 2005.
Amélioration des
résultats opérationnels et stabilité du résultat
net,
compte tenu d’une hausse
sensible de la charge d’impôt
Le résultat opérationnel
courant atteint 305 m€, contre 300 m€ au premier semestre 2004
(+2%). Il correspond à une marge sur activité de 6,4% contre
6,6% au 30 juin 2004 : bien qu’affectée par l’arrivée en
phase d’achèvement de quelques grands contrats militaires à
l’export et par la pression d’un dollar toujours faible, la marge des quatre
divisions à dominante défense et aéronautique reste
globalement élevée, à plus de 7% au total ; les divisions
Sécurité et Services affichent des résultats et des
marges en nette progression.
Le résultat opérationnel,
de 298 m€ contre 278 m€ au premier semestre précédent
(+7%), inclut (33) m€ de frais de restructuration et 26 m€ de
plus-value nette de cession, contre respectivement (27) m€ et + 5
m€ au premier semestre 2004. Sur l’exercice 2005 dans son ensemble,
les frais de restructuration devraient enregistrer une augmentation nettement
plus importante, par rapport au montant comptabilisé en 2004 (109
m€), conformément à l’avancement du plan de compétitivité
annoncé en mars 2005.
L’amélioration
du résultat opérationnel ne se retrouve pas au niveau du
bénéfice net, part du Groupe, qui est quasi stable à
170,1 m€ contre 170,6 m€ au 30 juin 2004, en raison essentiellement
de l’accroissement de plus de 30% de la charge d’impôt, à
(78) m€, contre (59) m€ au premier semestre précédent.
Ce dernier montant incluait un profit fiscal exceptionnel.
C’est au niveau des résultats
financiers, stables à (41) m€ par rapport à 2004 en
dépit de l’amélioration de la position financière
du Groupe, qu’apparaît le principal impact comptable de (4) m€
de l’application des normes IAS 32 et 39 concernant les instruments financiers
(ces normes, appliquées par Thales sur ses états financiers
à partir du 1er janvier 2005, n’affectent pas les états financiers
2004 « retraités IFRS »).
A noter, avant impôt
et contribution des équivalences, Thales a dégagé
un résultat brut consolidé de 244 m€, en progression
de 6% sur le résultat correspondant du premier semestre précédent
(230 m€).
Une évolution
maîtrisée du besoin en fonds de roulement
En dépit d’une
saisonnalité traditionnellement défavorable, le cash flow
opérationnel net marque une nette amélioration par rapport
à la même période de l’an dernier et s’établit
à (7)m€, contre (255)m€ au 30 juin 2004 :
L’autofinancement d’exploitation
de 394m€, contre 399m€ au premier semestre 2004, a couvert la
variation du besoin en fonds de roulement, laissant un cash flow opérationnel
positif de 52m€, contre un solde négatif de (215)m€ au
premier semestre 2004.
La variation du besoin
en fonds de roulement global (y compris provisions courantes), qui est
impacté par une saisonnalité structurellement forte, a été
limitée à (342)m€ sur les six premiers mois de l’exercice
2005, contre (614)m€ au premier semestre de l’an dernier. Au bilan
du 30 juin 2005, le besoin en fonds de roulement global restait négatif
de 362m€, contribuant donc à cette hauteur aux ressources de
financement du Groupe.
Le cash flow net s’inscrit
à (191)m€ sur la période, après financement de
177m€ d’investissements industriels nets et distribution de 134 m€
de dividendes, et compte tenu de 127m€ de ressources de cession, y
compris 69m€ provenant de cessions d’actions propres. Le cash flow
net du semestre marque une très nette amélioration par rapport
au premier semestre 2004 dont le cash flow net était négatif
à hauteur de (458)m€. La dette nette s’élève
à 1 049m€ au 30 juin 2005, contre 864m€ au 1er janvier
2005, soit une augmentation modérée pour un premier semestre,
de 185m€. Au 30 juin 2004, elle avait augmenté de 474m€
par rapport à fin 2003 et atteint 1 382m€.
La situation nette, part
du Groupe, s’est accrue à 1 870m€, contre 1 737m€ au 1er
janvier 2005. Sa variation découle principalement du résultat
du semestre, du versement en mai 2005 des dividendes distribués
au titre de l’exercice 2004 et de l’impact des mouvements sur actions propres.
Elle résulte également, de manière plus limitée,
du solde des écarts de conversion et de valorisation des instruments
financiers, conformément aux normes IAS 32 et 39.
Actualisation sur les
risques juridiques
Le conseil d’administration
a été informé que, dans le cadre de la procédure
d’arbitrage introduite en août 2001 par la Republic of China Navy
(Taïwan), relative à l’exécution d’un contrat de fourniture
d’équipements
et systèmes signé en 1991, et réalisé en collaboration
avec un autre industriel, la partie adverse a déposé en juin
2005 un mémoire dans lequel elle porte sa demande de dommages et
intérêts à 1 119 millions US$, contre 599 millions
US$ précédemment, auxquels s’ajouteraient des intérêts
de retard. Au prorata de la participation de chacun des industriels dans
le contrat objet de la demande, la part correspondant à Thales serait
de l’ordre de 30% de toute sentence défavorable éventuelle.
Thales, en liaison avec son partenaire industriel, conteste fermement cette
demande et devrait déposer son mémoire en défense
avant la fin de l’exercice. Le calendrier de la procédure ne prévoit
pas de décision avant la fin de 2007. Sur la base des éléments
dont elle dispose à la date d’arrêté de ces comptes
intermédiaires, Thales n’est pas en mesure d’évaluer l’effet
financier de cette demande qui constitue un passif éventuel et qui
n’a pas fait l’objet de provision.
Perspectives pour l’exercice
en cours
Thales confirme les perspectives
d’évolution globale présentées en mars 2005 : l’activité
devrait être en légère croissance, les bonnes progressions
escomptées dans la plupart des divisions étant en partie
atténuées par la baisse des facturations attendue dans la
division Naval, avec l’achèvement de l’important programme de frégates
Sawari 2. Le résultat opérationnel devrait à nouveau
s’inscrire en progression, grâce notamment aux performances anticipées
dans les divisions Aéronautique et Sécurité.
Conformément aux
indications données en mars dernier, le plan de compétitivité
mis en œuvre en 2005 et 2006 devrait se traduire par un accroissement des
frais de restructuration d’environ 200m€, étalés sur
ces deux exercices.
Enfin, l’exercice 2005
devrait afficher un niveau de prises de commandes particulièrement
satisfaisant, tenant compte notamment de l’entrée en vigueur de
plusieurs grands programmes de défense européens, dans les
domaines aéronautique et naval, et bénéficiant de
l’évolution favorable des marchés de l’aéronautique
civile et de la sécurité.
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