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Profil
& News MICHELIN
COMPAGNIE GENERALE DES
ETABLISSEMENTS MICHELIN
RÉSULTATS 2005
MICHELIN AMELIORE SON
RESULTAT OPERATIONNEL AVANT ELEMENTS NON RECURRENTS DE +5% A 1 368 MILLIONS
D’EUROS
LA MARGE OPERATIONNELLE
AVANT ELEMENTS NON-RECURRENTS RESSORT A 8,8%
LE RESULTAT NET PROGRESSE
DE 36% A 889 MILLIONS D’EUROS
REFLETANT LE FORT IMPACT
D’ELEMENTS NON-RECURRENTS
Les ventes nettes progressent
de +3,6% à 15 590 millions d’euros ;
L’effet mix-prix très
favorable de +5,1% a intégralement compensé les hausses de
coût des matières premières, conformes aux prévisions
du Groupe, et le recul des volumes (-1,8%)
Le Groupe a accéléré
son programme d’investissements, en ligne avec sa stratégie de développement
; le cash flow libre est négatif (-124 millions d’euros). Le ratio
d’endettement net sur fonds propres demeure stable.
Un dividende en hausse
de 8%, à 1,35 euro par action sera proposé à l’Assemblée
Générale des Actionnaires, le 12 mai 2006.
En 2005, dans un environnement
concurrentiel intensifié par la hausse massive du coût des
matières
premières, Michelin
a donné la priorité à l’allègement de sa structure
de coûts et à la bonne tenue de ses prix
de vente, lui permettant
d’atteindre un niveau de marge opérationnelle légèrement
supérieur à 2004. Toutefois,
ce résultat ne
doit pas masquer la diminution des volumes vendus sur certains segments
de marché,
notamment en Europe.
Ce recul a induit des coûts d’adaptation de la production significatifs
sur la seconde
partie de l’année,
afin de bien maîtriser le niveau des stocks.
Commentant les résultats
de l’année, M. Edouard Michelin a déclaré : «
Notre résultat opérationnel est en
progrès. Pour
autant, il ne reflète pas le potentiel de croissance du Groupe.
C’est pourquoi nous allons
renforcer notre stratégie
de croissance ciblée et nos efforts en matière de réduction
des coûts. Nous comptons
en 2006 sur des marchés
porteurs avec un rebond de celui du poids lourd en Europe. Dans ce contexte,
nous
avons pour objectif une
croissance dynamique de nos ventes se traduisant, malgré un impact
négatif
supplémentaire
dû à la hausse du coût des matières premières,
par un progrès de notre résultat opérationnel
et un niveau de marge
équivalent à celui de 2005 »
En millions d’euros (IFRS)1
31 décembre 2005 (audit en cours) Variation 2005 / 2004
Ventes nettes consolidées
15 590 + 3,6%
A parité et périmètre
constants + 3,2%
Ventes en volumes - 1,8%
Résultat opérationnel
avant
éléments
non récurrents 1 368 + 5,0%
Marge opérationnelle
avant
éléments
non récurrents 8,8% + 0,1 pt
Résultat opérationnel
1 574 + 27%
Marge opérationnelle
10,1% + 1,9 pt
Résultat net 889
+ 35,9%
Résultat net part
du Groupe 889 + 37,8%
Dette financière
nette 4 084 + 24,1%
Ratio d’endettement 90%
stable
Cash Flow Libre - 124
- 390
1 Les règles et
méthodes applicables à l’élaboration des comptes consolidés
au 31 décembre 2005 répondent aux normes comptables
internationales (International
Financial Reporting Standard – IFRS)
Evolution des marchés
pneumatiques en 2005
A l’exception notable
du marché du remplacement Poids lourd en Europe (-4,7%) et de ceux
de la première
monte Tourisme camionnette
en Europe (-0,7%) et en Amérique du Nord (-0,3%), les marchés
pneumatiques
ont connu une croissance
raisonnable dans le monde. Ceux du Tourisme camionnette remplacement ont
été
généralement
bien orientés.
Sur les marchés
matures, la première monte Poids lourd a connu une croissance remarquable
(+4,0% et +7,7% respectivement en Europe et en Amérique du Nord),
même si la fin de l’année a été caractérisée
par un net infléchissement de la tendance.
La croissance dans les
pays asiatiques est demeurée vive, tirée notamment par la
Chine où elle atteint +15%
dans le marché
de la première monte Poids lourd et +18% dans celui du remplacement
Tourisme camionnette.
En Amérique du
Sud, dans un environnement globalement favorable, le Brésil s’est
distingué par la faiblesse du marché du remplacement Poids
lourd (-7,7%)
Les ventes nettes du
Groupe sont en hausse de +3,6% en 2005 par rapport à l’année
précédente (+2,7%
à parités
constantes)
Les facteurs suivants
expliquent cette évolution :
• impact positif (+0,9
%) des taux de change en raison notamment de l’appréciation par
rapport à l’euro
du zloty polonais (+12,6%),
du dollar canadien (+7,1%) et du réal brésilien (+19,6%),
le cours moyen du
dollar américain
d’une année sur l’autre étant demeuré stable;
• effet volume négatif
(- 1,8 %) largement imputable à la baisse des marchés européens
du Poids lourd
et à celle des
volumes de vente du Groupe en Tourisme camionnette, en particulier aux
marques
privées et associées
aux Etats-Unis;
• effet mix-prix très
positif (+ 5,1%), à taux de change constants : ce résultat
illustre d’une part la pertinence et le succès de la politique du
Groupe visant à compenser, par des hausses de prix, l’impact négatif
de la hausse du coût des matières premières, et d’autre
part la poursuite de l’enrichissement du mix, tant au niveau des marques
que des segments
• effet périmètre
négatif (- 0,5%) lié à la cession de l’activité
roues en mai 2005.
La marge opérationnelle
du Groupe avant éléments non récurrents ressort à
8,8%. A 1 368 millions
d’euros, le résultat
opérationnel avant éléments non récurrents
est en progression de 5%.
Pour la troisième
année consécutive, le Groupe a dû affronter une hausse
significative (+15% à taux de change
constant) du coût
des matières premières. Depuis janvier 2001, en cumulé,
celle-ci a atteint +62% en dollar
américain. En
valeur absolue, son impact s’est traduit par une charge additionnelle de
455 millions d’euros pour la seule année 2005.
Le prix de l’énergie,
ainsi que le coût accru du fret et des transports ont également
contribué à l’augmentation
du coût des produits
vendus.
Toutefois, l’ensemble
de ces surcoûts a pu être compensé par les hausses de
prix passées dans l’ensemble
des zones géographiques
par le Groupe, ainsi que par la poursuite de l’amélioration du mix-produit.
Par ailleurs, le strict
contrôle des frais commerciaux, administratifs et de recherche a
conduit à leur réduction
notable en pourcentage
des ventes (21,7% des ventes nettes en 2005 contre 23,4% en 2004). Cette
baisse a
contribué à
compenser l’augmentation des coûts industriels liée notamment
aux mesures d’adaptation de la
production prises au
second semestre de l’année ; celles-ci ont permis de maîtriser
l’évolution des stocks face
au contexte de baisse
de la demande observée dans les domaines du Poids lourd en Europe
et du Tourisme
camionnette aux marques
privées et associées en Amérique du Nord.
Au total, la marge opérationnelle
du groupe, avant éléments non récurrents, ressort
en légère hausse à 8,8%
contre 8,7% en 2004.
Le résultat net
augmente de 35,9% à 889 millions d’euros
La progression de 235
millions d’euros du résultat net d’une année sur l’autre
s’explique par :
L’augmentation du résultat
opérationnel avant éléments non récurrents
à hauteur de 65 millions d’euros
Un produit net non récurrent
de 206 millions d’euros (contre une charge de 64 millions d’euros en 2004)
correspondant à
:
o un gain non récurrent
de 256 millions d’euros lié à la diminution de la valeur
actualisée des obligations futures du Groupe aux Etats-Unis. Celle-ci
résulte de la modification par Michelin de ses programmes de prise
en charge des frais médicaux pour ses retraités, dans le
contexte de la mise en place par le Gouvernement fédéral
du « Medicare Part D »,
o une charge de 50 millions
d’euros représentant notamment les coûts de restructuration
de l’usine de Poitiers. Il convient de préciser que les coûts
liés à l’arrêt de la fermeture de l’usine BF Goodrich
de Kitchener annoncée le 2 février 2006 impacteront les comptes
du Groupe en 2006
Une augmentation des
frais financiers de 45 millions d’euros pour l’essentiel liée à
la hausse des taux d’intérêt du dollar américain et
aux coûts du remboursement anticipé partiel au 1er semestre
de l’emprunt obligataire 6,125% à échéance 2009
Une augmentation de l’impôt
sur les sociétés de 80 millions d’euros due à l’amélioration
du résultat imposable.
Les investissements de
développement à long terme impactent le cash flow libre
L’EBITDA s’améliore
de +347 millions d’euros. En revanche, le flux de trésorerie sur
activités opérationnelles
recule de 291 millions
d’euros à 1 031 millions d’euros en raison notamment des éléments
suivants :
Augmentation de la valeur
des stocks de +203 millions d’euros en 2005 contre +173 millions d’euros
en
2004 : cette hausse s’explique,
pour l’essentiel, par l’impact de l’augmentation des coûts sur le
stock de
matières premières
;
Net accroissement des
créances clients de 171 millions d’euros en 2005 contre une diminution
de 25
millions d’euros en 2004,
en raison du bon niveau de ventes réalisées sur les deux
derniers mois de
l’exercice 2005 (en contraste
avec la même période de l’année précédente)
;
Après prise en
compte d’un montant brut d’investissements de 1 336 millions d’euros, le
cash flow libre ressort
négatif à
- 124 millions d’euros, contre + 266 millions d’euros en 2004.
Les capitaux propres
et la dette ont augmenté au cours de l’exercice ; le ratio d’endettement
ressort à
90% au 31 décembre
2005, stable par rapport au 1er janvier de l’année
Remarque : au 31 décembre
2004, le ratio d’endettement net en normes IFRS était de 93%. Suite
à la mise en oeuvre des normes IAS 32 et 39 au 1er janvier 2005,
le ratio ressortait à 90%
Au cours de l’exercice,
les capitaux propres du Groupe ont augmenté de +880 millions d’euros
en raison
notamment des éléments
suivants :
Résultat net de
l’exercice pour + 889 millions d’euros
Distributions de dividendes
pour – 221 millions d’euros
Variations dues aux conversions
monétaires pour + 180 millions d’euros
Dans le même temps,
la dette financière nette a augmenté de +792 millions d’euros
en raison notamment des
éléments
suivants :
L’impact des conversions
monétaires sur la dette à hauteur de +322 millions d’euros,
en particulier à cause de l’appréciation du dollar américain
par rapport à l’euro entre le 31 décembre 2004 et le 31 décembre
2005 ;
Le paiement des dividendes
au cours de l’exercice pour +221 millions d’euros
Le financement du cash
flow libre négatif pour +124 millions d’euros
La valorisation de contrats
d’options relatifs à des participations de certains minoritaires
dans les filiales du Groupe (classés en dettes selon les normes
IFRS) à hauteur de + 151 millions d’euros.
Le ratio d’endettement
est en conséquence resté stable à 90%.
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