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Profil
& New EUROTUNNEL
Résultats Eurotunnel
2004 : Un bilan décevant, une lueur d’espoir
• Baisse du chiffre d’affaires
de 4 % en raison de la baisse de l’activité Navettes (-7 %), dans
un marché Passagers en repli et un contexte de guerre des prix
• Dégradation des
marges d’exploitation (- 6 %)
• Résultat d’exploitation
en légère hausse (+ 1 %)
• Frais financiers en baisse
de 5 %, entraînant une amélioration du résultat sous-jacent
de 13 %
• Perte nette de 810 millions
d’euros après une dépréciation exceptionnelle de 560
millions d’euros (à comparer à une perte nette de 1 889 millions
en 2003, après une dépréciation exceptionnelle de
1 845 millions).
Jacques Gounon, Président
du Conseil Commun, a déclaré : « Les résultats
de 2004 s’inscrivent encore dans la continuité des années
précédentes. Les nouveaux reculs du chiffre d’affaires global
et de celui de l’activité Navettes sanctionnent l’insuffisante réaction
de ces dernières années aux évolutions lourdes du
marché transmanche. Le projet DARE, décidé fin octobre
2004, se veut une réponse commerciale et opérationnelle efficace
à ces tendances. J’attends que ces nouvelles orientations portent
leurs fruits tout au long de l’année et que leur plein effet soit
constaté à partir de 2006. Nous avons obtenu, dans des conditions
satisfaisantes pour l’entreprise, la dérogation aux accords de crédit
(« waiver ») qui, enfin, rend possible l’ouverture des négociations
avec nos créanciers. Je suis déterminé à défendre
les intérêts de la société et ramener la charge
financière à un niveau supportable pour Eurotunnel, pour
garantir sa pérennité et son développement. »
ANALYSE FINANCIERE - Extraits
Une concurrence accrue au sein des marchés du Détroit et
l’affaiblissement confirmé du marché des navettes passagers
au cours de l’année 2004 ont entraîné une baisse de
7 % des revenus des services de navettes par rapport à 2003 à
taux de change constant. Le chiffre d’affaires est inférieur de
4 % à son niveau de 2003. Les charges d’exploitation hors coûts
des ventes sont en légère augmentation. Les dotations aux
amortissements sont significativement réduites suite à la
comptabilisation en 2003 d’une charge d’amortissement exceptionnelle, permettant
une amélioration de 1 % du résultat d’exploitation par rapport
à 2003. Les frais financiers nets diminuent de 5 % au cours de la
période entraînant une amélioration du résultat
sous-jacent de 13 % à taux de change constant. La perte sous-jacente
s’établit en 2004 à 182 millions d’euros par rapport à
208 millions d’euros en 2003 à taux de change constant.
Après prise en compte
d’une dépréciation exceptionnelle de 560 millions d’euros
et d’une charge exceptionnelle nette de 69 millions d’euros en 2004, la
perte nette s’élève à 810 millions d’euros à
comparer à une perte de 1 889 millions d’euros en 2003, après
dépréciation exceptionnelle et autres bénéfices
exceptionnels.
Produits d’exploitation
Le chiffre d’affaires de
l’activité navettes de 418 millions d’euros a diminué de
7 % à taux de change constant, principalement en raison d’une concurrence
accrue sur le marché camions, entraînant une pression constante
sur les prix, et de la baisse confirmée du volume d’activité
constaté sur le marché passagers. Les revenus des réseaux
ferroviaires sont toujours protégés jusqu’à fin novembre
2006 par les paiements des charges minimales d’utilisation garantis par
le contrat d’usage (MUC). Ils s'élèvent à 343 millions
d'euros, en légère progression en raison de l'inflation,
dont 99 millions d'euros au titre de la clause de garantie minimale. 28
millions d’euros de chiffre d’affaires ont été générés
en 2004 par les activités hors transport dont la distribution, les
télécommunications et les ventes de terrains.
Les autres produits d’un
montant de 25 millions d’euros comprennent notamment une reprise de provision
pour grosses réparations. Les produits d’exploitation s’élèvent
à 814 millions d’euros, en baisse de 4 % par rapport à 2003.
Résultat d’exploitation
La diminution du coût des ventes résulte de l’évolution
des ventes de terrains réalisées au cours de l’exercice par
rapport à 2003. Les charges d‘exploitation hors coûts des
ventes ont légèrement augmenté par rapport à
2003, avec les augmentations des coûts de l’assemblée générale,
des dépenses d’énergie et des coûts de maintenance
du matériel roulant (accélération du programme de
réfection mi-vie de la flotte de navettes) et de l’infrastructure,
malgré des économies dans d’autres domaines. Les amortissements
ont diminué de 31 millions d’euros principalement du fait de la
comptabilisation d’une charge de dépréciation exceptionnelle
de 1 845 millions d’euros fin 2003. Le résultat d'exploitation s’établit
à 256 millions d'euros, soit une amélioration de 1 % par
rapport à 2003.
Frais financiers nets Les
frais financiers nets de 438 millions d’euros en 2004 sont inférieurs
de 5 % à ceux de 2003 à taux de change constant. Un montant
équivalent à 5,7 milliards d’euros de dette est passé,
au cours du mois de janvier 2004, d’un taux fixe à un taux variable.
Après prise en compte des coûts des contrats de couverture
de 88 millions d’euros, les charges d’intérêts ont été
réduites de 5 millions d’euros à taux de change constant.
Par ailleurs, la conversion des Obligations Remboursables en Unités
(ORU) réalisée fin 2003 se traduit par une réduction
de frais financiers de 17 millions d’euros. Les rachats de dette au second
semestre 2003 et au début de 2004 ont également permis de
réduire les frais financiers nets de 3 millions d’euros. La perte
sous-jacente de 182 millions d’euros est inférieure de 13 % à
celle de 2003 à taux de change constant.
Résultat net Le résultat
exceptionnel 2004 (hors dépréciation exceptionnelle) est
une perte de 69 millions d’euros. Cette perte s’explique par des coûts
relatifs à la restructuration opérationnelle pour 9 millions
d’euros, des coûts relatifs au refinancement pour 21 millions d’euros
et une dotation de 52 millions d’euros correspondant aux coûts liés
à la mise en place du plan DARE. Un profit net de 11 millions d’euros
est généré par la vente d’immobilisations, et un profit
de 2 millions d’euros est généré par le rachat de
dette avec décote. Le résultat net avant dépréciation
exceptionnelle s’établit à une perte de 250 millions d'euros
en 2004, à comparer avec une perte avant dépréciation
exceptionnelle de 44 millions d’euros au titre de l’exercice précédent.
Dépréciation
exceptionnelle
Le Groupe applique la norme
IAS36 proche de la norme britannique FRS11 qui consiste à comparer
la valeur nette comptable des actifs avec la valeur des projections de
flux de trésorerie d’exploitation futurs actualisés. L’application
de cette méthode a entraîné en 2004 une dépréciation
exceptionnelle de 560 millions d’euros. Une charge de 1 845 millions d’euros
avait été comptabilisée en 2003. Cette dépréciation
exceptionnelle n’altère pas la situation de trésorerie du
Groupe et n’affecte pas les obligations contractuelles liées à
la dette. Le résultat net est une perte de 810 millions d'euros,
à comparer avec une perte nette de 1 889 millions d’euros au titre
de l’exercice précédent.
Trésorerie La trésorerie
d’exploitation s’élève en 2004 à 402 millions d’euros.
L’essentiel de la réduction par rapport à 2003 est du à
la diminution des revenus de l’activité navettes. Les dépenses
nettes d’investissements ont diminué, passant de 35 millions d’euros
en 2003 à 27 millions d’euros en 2004. Ainsi, le flux de trésorerie
net après investissements s’élève à 375 millions
d’euros. Le taux de couverture des intérêts après investissements
(trésorerie d’exploitation après investissement rapportée
aux intérêts courus et payables) est de 96 %. Le flux de trésorerie
lié aux opérations exceptionnelles d’un montant de 20 millions
d’euros correspond aux dépenses de refinancement et restructuration
opérationnelle.
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