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Les résultats semestriels
de EADS augurent de fortes performances pour l’exercice 2005EBIT* : 1,54
milliard EUR - en hausse de 57 %
Chiffre d’affaires : 16 milliards
EUR - en hausse de 10 %
Trésorerie nette
: 4,7 milliards EUR - en forte progression
Résultat net : 816
millions EUR - plus que doublé
Noël Forgeard et Thomas
Enders, Présidents de EADS : « EADS est en voie de réaliser
ses objectifs de croissance pour 2005 » Amsterdam, le 27 juillet
2005
EADS (symbole boursier :
EAD), un leader mondial des secteurs de l’aérospatial, de la défense
et des services associés, a réalisé de solides performances
au premier semestre 2005, notamment grâce à la hausse des
livraisons d’Airbus et à l’amélioration des résultats
des divisions Espace et Défense. Le résultat opérationnel
(EBIT*) s’établit à 1,54 milliard EUR pour les six premiers
mois de l’année, soit une hausse de 57 % par rapport au premier
semestre 2004 (979 millions EUR). La marge opérationnelle EBIT*
est passée de 6,7 % à 9,6 %.
Lors de la publication mercredi
de ses comptes semestriels, EADS a également confirmé sa
confiance dans le fait que l’EBIT* devrait excéder 2,6 milliards
EUR pour l’année 2005. EADS a augmenté son objectif de Bénéfices
par Actions (BPA) à 1,5 EUR pour l’exercice 2005 (2004 : 1,27 EUR).
Déclaration des Présidents
Noël Forgeard et Thomas Enders : « Création de valeur
sur le long terme »Les Présidents de EADS Noël Forgeard
et Thomas Enders ont déclaré : « Compte tenu des excellents
résultats du premier semestre 2005, EADS est en passe de réaliser
de fortes performances pour l’ensemble de l’exercice. Nous développerons
les activités en appliquant trois principes : prudence financière,
priorité à la création de valeur sur le long terme
et attention particulière à la rentabilité et à
la trésorerie.
Un Résultat Opérationnel
(EBIT*) en forte progressionLa forte progression du résultat opérationnel
EBIT* s’explique principalement par l’augmentation des livraisons d’Airbus,
qui sont passées de 161 exemplaires au premier semestre 2004 à
189 durant la même période de cette année. L’EBIT*
a aussi bénéficié de couvertures du risque de change
à un taux moyen favorable (1 EUR = 1,01 USD). La progression de
l’EBIT* d’EADS résulte également des améliorations
des résultats des divisions Espace et Défense, ainsi que
d’une contribution accrue de la participation que possède le groupe
(46,30 %) dans le capital de Dassault Aviation.
Comme d’habitude, le chiffre
d’affaires et les résultats des divisions Espace et Défense
de EADS devraient s’accentuer au cours des troisième et quatrième
trimestres de l’année.
Sur les six derniers mois
de l’année 2005, le taux moins favorable des couvertures du risque
de change (environ 1 EUR = 1,11 USD) et la hausse des dépenses autofinancées
de R&D consacrées au développement de la version fret
de l’A380, viendront s’imputer sur le résultat opérationnel
de EADS pour l’exercice 2005 ; celui-ci devrait excéder 2,6 milliards
EUR.
Les dépenses autofinancées
de R&D ont diminué en passant de 1.113 millions EUR au premier
semestre 2004 à 950 millions EUR au premier semestre 2005. Ce mouvement
résulte essentiellement de la mise en production de la version passagers
de l’A380, et de l’augmentation de la capitalisation de la R&D inhérente
à l’A380. Les dépenses de R&D devraient augmenter au
cours des prochains trimestres avec la progression des travaux de développement
de la version fret de l’A380.
Pour sa part, Hans Peter
Ring, Directeur Général Délégué (Finances)
d’EADS, a déclaré : « Nous avons réalisé
des progrès considérables dans la couverture de notre risque
de change des années 2006 et 2007, en profitant de la relative fermeté
du Dollar contre Euro au cours des dernières semaines. Cela confère
à EADS plus de latitude pour mettre en place d’autres plans d’amélioration
de la productivité, et faire ainsi face aux défis que la
valeur du billet vert pourrait présenter sur le long terme ».
La trésorerie nette
continue à progresserLes flux de trésorerie disponible avant
financement client se sont élevés à 1,5 milliard EUR
au premier semestre 2005 (S1 2004 : 259 millions EUR). La hausse des besoins
en fonds de roulement consacrés à l’A380 et la montée
en cadence de la production n’ont pas grevé les fortes rentrées
de fonds issues de bénéfices substantiels et des avances
clients.
EADS a versé environ
400 millions EUR de dividendes à ses actionnaires au cours du deuxième
trimestre 2005. La trésorerie nette de EADS a enregistré
une hausse certaine pour s’établir à 4,7 milliards EUR (fin
2004 : 4,1 milliards EUR).
Un résultat net de
816 millions EUREADS a enregistré un résultat net de 816
millions EUR au premier semestre 2005 (S1 2004 : 381 millions EUR), soit
1,03 EUR par action (S1 2004 : 0,48 EUR). Cette hausse suit la croissance
de l’EBIT*, les intérêts financiers moins lourds et l’impact
du raffermissement du dollar sur la réévaluation des actifs
libellés en dollar US.
Le chiffre d’affaires gagne
10% et le carnet de commandes se renchéritLe chiffre d’affaires
de EADS a progressé au sein de toutes les divisions. Il a gagné
10 % au cours des six premiers mois de l’année pour atteindre 16
milliards EUR (S1 2004 : 14,6 milliards EUR).
Entre janvier et juin 2005,
les prises de commandes de EADS ont progressé à 25,4 milliards
EUR (S1 2004 : 13,5 milliards EUR), reflétant une augmentation forte
des commandes d’Airbus et des grands contrats de défense comme MEADS
ou encore l’A400M en Afrique du Sud. Le carnet de commande a continué
de croître pour s’établir à 204 milliards EUR (fin
2004 : 184 milliards EUR).
Cette amélioration
s’explique en partie par le renchérissement relatif du dollar au
cours des six derniers mois. Le carnet de commandes de EADS reste le plus
important de toute l’industrie mondiale de l’aérospatial et de la
défense.
EffectifsEADS comptait 111
169 salariés à fin juin 2005 (fin 2004 : 110 662).
Divisions :Le résultat
opérationnel (EBIT*) de la division Airbus a fortement progressé
au premier semestre pour s’élever à 1.444 millions EUR (S1
2004 : 980 millions EUR), essentiellement grâce à l’augmentation
des livraisons (189 exemplaires contre 161), aux bénéfices
du programme de réduction des coûts « Route 06 »
et à la baisse des dépenses de R&D. Les taux de couverture
du risque de change étaient proches de ceux de l’année précédente
à la même période.
La marge opérationnelle
(calculée sur EBIT*) est passée de 9,8 % à 12,8 %,
tandis que la marge opérationnelle avant R&D a légèrement
progressé de 19,1 % à 19,8 %. Le chiffre d’affaires a gagné
12 % à 11.262 millions EUR (S1 2004 : 10.024 millions EUR).
Le marché de l’aviation
commerciale poursuit son embellie. Cette tendance est positive en Europe,
et très encourageante au Moyen-Orient. Elle l’est encore plus en
Asie-Pacifique où le potentiel de croissance du trafic aérien
est immense à long terme. Les compagnies aériennes chinoises
et indiennes ont contribué pour beaucoup aux 276 commandes brutes
enregistrées par Airbus au cours du premier semestre 2005 (S1 2004
: 104). Fort de cette reprise du marché et de ce flux de commandes,
Airbus augmente actuellement la cadence de production mensuelle de ses
avions monocouloirs, de 26 à 30 appareils par mois en 2006 et envisage
une accélération supplémentaire à 32 appareils
par mois en 2007.
Le carnet de commandes d’Airbus
s’élevait à 152 milliards EUR à fin juin 2005, soit
un total de 1.579 avions commerciaux. L’A350 recueille un fort plébiscite
auprès des compagnies aériennes, comme en témoignent
les 125 intentions d’achat reçues de 7 clients au 30 juin 2005.
Cette demande n’est pas encore intégrée au carnet de commandes
puisque Airbus ne comptabilise que les commandes fermes. Les commandes
d’A350 ne pourront donc être enregistrées qu’après
le lancement industriel du programme. Le Conseil d’administration de EADS
a confirmé sa volonté de procéder au démarrage
industriel à l’automne 2005.
L’Airbus A380 totalise aujourd’hui
159 commandes fermes et intentions d’achat émanant de 16 clients.
L’avion a entamé sa phase d’essai en vol et enregistre de bons résultats.
Les activités institutionnelles,
militaires et de sécurité de EADS sont sujettes à
de fortes variations saisonnières. Le chiffre d’affaires et les
résultats qu’elles génèrent s’amplifient généralement
vers la fin de l’année.
La division Avions de Transport
Militaire a enregistré un EBIT* de -14 millions EUR au premier semestre
2005 (S1 2004 : -10 millions EUR). Au cours du premier semestre, la marge
opérationnelle (calculée sur l’EBIT*) a souffert d’une répartition
moins favorable des activités mais devrait se redresser au cours
du second semestre. Le chiffre d’affaires s’est établi à
326 millions EUR (S1 2004 : 234 millions EUR) grâce aux avancées
sur le programme A400M. La prochaine échéance pour reconnaître
du chiffre d’affaires sur le programme A400M est prévue au deuxième
semestre 2005. La production de l’avion a débuté et la chaîne
d’assemblage final de Séville, en Espagne, est en cours de construction.
Plusieurs avancées
marquantes ont eu lieu aux Etats-Unis au cours du deuxième trimestre.
EADS North America a franchi une nouvelle étape dans la préparation
à l’appel d’offres américain pour des ravitailleurs stratégiques
en sélectionnant Mobile, en Alabama, comme site d’implantation d’un
centre d’ingénierie et de la future usine de production des avions.
De plus, EADS a scellé un partenariat avec l’Américain Raytheon
pour soumissionner conjointement au programme d’avion-cargo du futur FCA
(Future Cargo Aircraft) de l’U.S. Army en proposant le CN-235 ou le C-295
de EADS CASA.
Le carnet de commandes s’élevait
à 20,6 milliards EUR à la fin du premier semestre 2005.
A la suite des récents
changements dans la structure de EADS, la division Aéronautique
a été dissoute à la fin du mois de juin 2005. La nouvelle
division Eurocopter inclut uniquement les résultats de l’hélicoptériste
du même nom. L’ex-division Aéronautique étant encore
en exploitation récemment, EADS publie les résultats semestriels
de cette division dans son ancien format à des fins de comparaison,
mais publie aussi les résultats d’Eurocopter de manière distincte.
Le résultat opérationnel
(EBIT*) de la division Aéronautique s’élevait à 19
millions EUR à fin juin 2005 (S1 2004 : 55 millions EUR). Dans un
contexte caractérisé par une faiblesse persistante de l’activité
de maintenance aéronautique, EADS Sogerma Services a enregistré
au premier semestre de l’année des pertes relatives à ses
programmes et supporte des coûts de restructuration de 21 millions
EUR. Cette situation est jugée prioritaire par la Direction Générale
du groupe. Un plan global de restructuration et de réduction des
coûts est en cours de mise en œuvre afin de recouvrer la rentabilité
et de réaliser des économies de coûts annuelles de
70 millions à partir de 2007.
Le chiffre d’affaires de
la division Aéronautique a progressé de 9 % pour s’établir
à 1.779 millions EUR (S1 2004 : 1.631 millions EUR). Le carnet de
commandes s’élevait à 11.087 millions EUR au 30 juin 2005.
Compte tenu de la flambée des prix du pétrole, les avions
à turbopropulseurs d’ATR sont considérés comme une
solution de transport économique, ce qui s’est traduit par un fort
rebond des prises de commandes depuis le début de l’année,
en particulier au deuxième trimestre. Au total, ATR a déjà
enregistré 52 commandes fermes depuis janvier 2005.
Eurocopter a continué
d’améliorer ses performances au cours du premier semestre 2005,
en affichant un résultat opérationnel (EBIT*) de 61 millions
EUR (S1 2004 : 43 millions EUR) et un chiffre d’affaires en hausse de 16
% à 1.266 millions EUR (S1 2004 : 1.092 millions EUR) grâce
aux programmes NH90 et Tigre et une augmentation des ventes dans le domaine
civil. A fin juin 2005, le carnet de commandes d’Eurocopter atteignait
9,6 milliards EUR.
La division Espace a enregistré
un résultat opérationnel (EBIT*) de 7 millions EUR au cours
des six premiers mois de l’année (S1 2004 : -12 millions EUR). Cette
amélioration indique clairement que la division recueille les fruits
de sa restructuration et est en passe d’atteindre ses objectifs de rentabilité
pour 2005.
Le chiffre d’affaires s’est
élevé à 1.160 millions EUR (S1 2004 : 1.090 millions
EUR), grâce à la montée en puissance du programme Ariane
5. Le carnet de commandes s’établissait à 11,4 milliards
EUR à fin juin 2005.
Le résultat opérationnel
(EBIT*) de la division Systèmes de Défense et de Sécurité
(DS) a progressé par rapport à l’année dernière
pour s’établir à -19 millions EUR (S1 2004 : -83 millions
EUR). Le chiffre d’affaires s’inscrit en hausse à 2.172 millions
EUR, en partie grâce à l’accélération des livraisons
de missiles et de l’avion de combat Eurofighter. Au 30 juin 2005, 51 exemplaires
de l’Eurofighter avaient été livrés aux clients. A
cette même date, le carnet de commandes s’élevait à
19,1 milliards EUR.
Au niveau de EADS Siège,
le Résultat Opérationnel (EBIT*) progresse grâce à
une contribution accrue de la participation du groupe (46,30 %) dans le
capital de Dassault Aviation.
PerspectivesPour l’ensemble
de l’exercice 2005, EADS confirme sa confiance dans le fait que le résultat
opérationnel (EBIT*) devrait excéder 2,6 milliards d’euros
et relève ses objectifs de Bénéfice Par Action (BPA)
et de flux de trésorerie.
EADS prévoit des performances
accrues dans toutes les divisions du groupe, compensées en partie
par des taux de couverture du risque de change moins favorables comparés
à 2004.
EADS s’attend à voir
son chiffre d’affaires 2005 progresser à près de 33 milliards
EUR, en présumant d’un taux de change de marché moyen de
1 EUR = 1,30 USD moins favorable qu’en 2004. Le chiffre d’affaires généré
par les activités de défense du groupe devrait croître
de 10 % au cours de l’année à 8,5 milliards EUR.
EADS prévoit que
sa division Airbus livrera plus de 360 avions en 2005. Airbus s’attend
à voir son chiffre d’affaires tiré par l’augmentation des
livraisons d’avions monocouloirs. La répartition des modèles
d’avions livrés en 2005 sera moins favorable qu’en 2004.
Après avoir généré
un flux de trésorerie élevé en 2004, EADS prévoit
que le flux de trésorerie disponible avant financement - clients
soit encore fort en 2005.
Au cours de l’exercice actuel,
le Bénéfice Net par Action devrait croître d’au moins
18 % à 1,50 EUR, calculé sur un nombre moyen d’actions d’environ
800 millions. Cette nouvelle prévision reflète un résultat
financier meilleur que prévu, compte tenu des niveaux plus élevés
de trésorerie ; cette prévision reste cependant sujette aux
taux de change de clôture de l’exercice.
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