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& News EADS
09/03/07 Les résultats
2006 d’EADS sont affectés par la perte d’Airbus Progression du chiffre
d’affaires à 39,4 milliards d’euros, stimulée par des livraisons
record et une augmentation de 30% du chiffre d’affaires de l’ensemble des
activités défense
EBIT* de 399 millions d’euros,
affecté par la perte d’Airbus
Flux de trésorerie
disponible stable à 2,0 milliards d’euros
Position de trésorerie
nette à 4 ,2 milliards d’euros
Prévisions du budget
2007 : EBIT* stable,
Flux de trésorerie
disponible négatif
Amsterdam, le 09 mars 2007
S’appuyant sur une forte
dynamique commerciale, EADS (symbole boursier : EAD) a enregistré
un chiffre d’affaires en hausse dans toutes ses divisions. Des niveaux
de livraison élevés ont généré un chiffre
d’affaires de 39,4 milliards d’euros – en hausse de 15 pour cent (2005
: 34,2 milliards d’euros). Pour la première fois, le Groupe a atteint
un chiffre d’affaires de 10 milliards d’euros dans son activité
défense. En 2006, EADS a enregistré un résultat opérationnel
EBIT* (avant écarts d’acquisition et éléments exceptionnels)
de 399 millions d’euros (2005 : 2,9 milliards d’euros). L’impact de l’A380,
de l’A350 et de l’A400M, associé à la détérioration
du dollar US par rapport à l’euro, est à l’origine de la
perte d’Airbus. Elle est largement compensée par un EBIT* soutenu
dans les autres pôles d’EADS.
« Deux observations
contrastées ressortent de notre analyse de 2006 : la première
est la vitalité d’ensemble du Groupe, comme en témoignent
les performances commerciales substantielles de toutes les divisions. La
seconde est un besoin urgent de mettre en œuvre Power8 et de remanier notre
division Airbus. Il faudra du temps, mais Power8 permettra à Airbus
d’être nettement mieux intégrée et plus efficace »,
soulignent les Présidents exécutifs d’EADS, Tom Enders et
Louis Gallois. « piloter des améliorations de notre exploitation,
rétablir la crédibilité du Groupe et construire une
EADS allégée et plus dynamique, sont nos priorités
pour 2007. »
Les difficultés d’Airbus
ont masqué un remarquable niveau de prises de commandes de 790 appareils,
le record de livraisons de 434 appareils, le lancement du programme A350XWB
et l’obtention du certificat d’homologation type de l’A380. Eurocopter
a connu une année exceptionnelle dans un environnement de marché
très favorable, avec 615 nouvelles commandes d’hélicoptères,
ce qui constitue une performance historique. La Division a réalisé
une percée stratégique avec la commande par l’armée
américaine de l’hélicoptère utilitaire léger
UH-72A Lakota. Avec un total de 381 hélicoptères, les livraisons
d’Eurocopter ont été plus nombreuses que jamais. EADS Astrium
a nettement amélioré sa rentabilité et a signé
des commandes importantes de satellites et de systèmes comme SatComBW,
un programme majeur de satellites de communication en Allemagne. La division
Défense et Sécurité a amélioré sa performance
et saisi des opportunités commerciales dans des domaines tels que
les réseaux sécurisés, créant ainsi une base
solide pour de nouvelles améliorations à long terme.
La forte augmentation du
chiffre d’affaires, à 39,4 milliards d’euros, a été
soutenue par toutes les divisions et, en particulier, par la progression
des livraisons d’Airbus et d’Eurocopter. La contribution de la division
EADS Astrium résulte principalement de la montée en cadence
de la production des fusées Ariane 5 et des avancées du programme
Paradigm et du développement des missiles balistiques. Au sein de
la division Défense et Sécurité d’EADS, le chiffre
d’affaires a progressé grâce à Eurofighter, à
l’activité missiles et aux contributions de l’activité Radio
mobile professionnelle. Le franchissement de toutes les étapes pour
l’A400M (y compris celle qui avait été reportée en
2005) a permis d'augmenter le chiffre d’affaires de la division Avions
de transport militaire.
En 2006, l’EBIT* total d’EADS
s’est élevé à 399 millions d’euros (2005 : 2 852 millions
d’euros). L’EBIT* a été fortement affecté par l’impact
des retards de l’A380, les charges liées à l’A350, le haut
niveau des frais de Recherche & Développement (R&D) et,
enfin, des pertes enregistrées par EADS Sogerma. En outre, certaines
couvertures du Groupe EADS sont arrivées à échéance
à un taux moyen moins favorable de 1 EUR = 1,12 USD (2005 : 1 euro
= 1,06 USD). Ces facteurs négatifs ont été partiellement
compensés par des contributions en nette progression de la production
d’Airbus et des activités hélicoptères, défense
et espace du Groupe, ainsi que par une contribution mineure résultant
d’une modification de la comptabilisation des retraites. Le résultat
net en baisse du Groupe à 99 millions (2005 : 1 676 millions d’euros),
soit 0,12 euros par action (2005 : 2,11 euros) reflète essentiellement
la diminution de l’EBIT* du Groupe.
Se focalisant sur l’avenir,
EADS a investi plus de six pour cent de son chiffre d’affaires dans la
R&D. En 2006, les frais de R&D autofinancée du Groupe sont
passés à 2458 millions d’euros (2005 : 2 075 millions d’euros),
essentiellement en raison de la poursuite des programmes de développement
d’avions Airbus et du renforcement de l’effort de Recherche & Technologie
(R&T) dans l’ensemble du Groupe.
Les flux de trésorerie
disponible, financement client compris, sont restés élevés
à 2 029 millions d’euros (2005 : 2 413 millions d’euros), car l’évolution
défavorable du fonds de roulement a été compensée
par l’augmentation des rétrocessions d’actifs de financement client.
Les flux de trésorerie disponible avant financement client se sont
élevés à 869 millions d’euros (2005 : 2 239 millions
d’euros).
La position de trésorerie
nette, à 4,2 milliards d’euros (fin 2005 : 5,5 milliards d’euros)
a été affectée par l’acquisition de la participation
de 20 % détenue par BAE Systems dans Airbus (2,75 milliards d’euros)
et le paiement de dividendes. Après ajustement relatif à
ces paiements non récurrents, la position de trésorerie nette
est une fois encore en amélioration et témoigne de la forte
contribution de l’activité récurrente sous-jacente.
Le montant des nouvelles
commandes d’EADS s’est élevé à 69,0 milliards d’euros
(2005 : 92,6 milliards d’euros). En termes de prises de commandes, Eurocopter
a établi un nouveau record en 2006 (hausse de 39% par rapport au
record précédemment établi en 2005), Airbus a connu
sa deuxième meilleure année, tandis qu’EADS Astrium enregistrait
une autre année exceptionnelle.
Fin décembre, le carnet
de commandes d’EADS s’élevait à 262,8 milliards d’euros (2005
: 253,2 milliards d’euros). Les contributions des activités avions
commerciaux sont calculées sur la base des prix catalogue. L’augmentation
du carnet de commandes par rapport à la fin 2005 a été
réalisée malgré un impact de 17 milliards d’euros
dû à la réévaluation à une parité
EUR/USD moins favorable. Le carnet de commandes des activités défense
du Groupe s’est encore étoffé et s’établissait à
52,9 milliards d’euros au 31 décembre 2006 (fin 2005 : 52,4 milliards
d’euros). Fin 2006, EADS employait 116 805 salariés (fin 2005 :
113 210).
Le prochain Conseil d’administration
d’EADS effectuera une proposition de dividendes pour l’Assemblée
Générale d’EADS.
PerspectivesDans son budget
interne 2007, EADS prévoit que son chiffre d’affaires connaîtra
une légère baisse à un chiffre (sur la base d’une
parité EUR/USD de 1,30) et que son EBIT* restera globalement stable
en 2007.
Après ajustement à
un dollar stable, le chiffre d’affaires d’Airbus resterait stable, sur
la base de 440 à 450 livraisons au cours de l’année et malgré
une contribution plus faible de l’A400M. Airbus subira une autre perte
substantielle en 2007, imputable aux charges liées à la restructuration
Power8, à l’engagement d’autres coûts destinés à
soutenir le programme A380, aux charges éventuelles liées
au lancement de l’A350XWB, à l’augmentation des dépenses
de R&D ainsi qu’à l’impact de la détérioration
de la parité entre le dollar et l’euro.
Dans le même temps,
les activités hélicoptères, défense et espace
devraient présenter un chiffre d’affaires stable et augmenter collectivement
leur contribution à l’EBIT* pour atteindre un EBIT* cumulé
de près de 1 milliard d’euros dès 2007.
La contribution d’Airbus
aux flux de trésorerie disponible en 2007 entraînera des flux
de trésorerie disponible négatifs à l’échelle
du groupe aussi faible que –1 milliard d’euros. La volatilité des
éléments de fonds de roulement peut toutefois provoquer des
fluctuations substantielles de ce chiffre.
A moyen terme, les facteurs
suivants influeront sur les perspectives d’EADS :
Il est actuellement prévu
que les livraisons d’avions continueront à progresser, quoique à
un rythme nettement réduit. Le chiffre d’affaires d’Airbus sera
très probablement affecté par la détérioration
du mix produits et des prix consentis pour des commandes récentes,
en partie due à la pression concurrentielle.
Il est prévu que les
frais de Recherche et de développement augmentent progressivement
en raison du développement de l’A350XWB et de la hausse des dépenses
de R&T.
Dans le contexte du changement
de direction d’Airbus et de la volatilité des coûts résultant
des récents problèmes industriels sur les programmes, la
direction travaille sur la définition d’un plan à long terme
d’Airbus et se concentre actuellement sur la redéfinition de sa
base de coûts, afin de viser des marges sur EBIT* aux alentours de
5%.
Toutes les autres activités
devraient voir progresser leur chiffre d’affaires et leur contribution
à l’EBIT* dans les prochaines années.
La direction d’EADS est déterminée
à rétablir les marges sur EBIT* du Groupe, quoique à
des niveaux inférieurs à la marge réalisée
en 2005.
Divisions : croissance du
chiffre d’affaires soutenue par toutes les divisionsLa division Airbus
a livré un nombre record d’avions en 2006 (434 contre 378 en 2005).
Cela lui a permis de réaliser un chiffre d’affaires de 25 190 millions
d’euros, soit une augmentation de 14% par rapport à l’année
précédente (2005 : 22 179 millions d’euros).
Airbus a contribué
à l’EBIT* à hauteur de –572 millions d’euros (2005 : 2 307
millions d’euros). L’impact financier de l’A380 s’établit à
–2,5 milliards d’euros, dont 1,2 milliards d’euros au titre de coûts
extraordinaires et de contrats déficitaires, -0,8 milliards d’euros
relatifs à des compensations qui devaient être comptabilisées
sur d’autres exercices et -0,5 milliards d’euros de charges non annoncées
précédemment, largement liées à la perte de
valeur d’actifs de l’A380 cargo et aux coûts de production hors série.
Les charges liées à l’A350 (-0,5 milliards d’euros), l’augmentation
des frais de R&D et les couvertures en dollars, moins attrayantes,
constituent d’autres facteurs importants de la perte. L’EBIT* comprend
en outre une provision de 352 millions d’euros au titre d’imprévus
liés à l’A400M, afin de couvrir le risque et les problèmes
techniques de la charge de travail d’Airbus. Toutefois les autres divisions
prévoient une contribution positive de l’A400M, conduisant à
une reprise de la provision au niveau du Groupe. L’EBIT* de la division
a été soutenu par un effet de volume positif, l’impact d’un
mix avions favorable et une contribution accrue de la rétrocession
d’actifs de financement client.
Avec 824 commandes brutes
(790 commandes nettes), Airbus a réalisé sa deuxième
meilleure année en termes de ventes, dont 673 avions à mono
couloir, 134 A330, A340 et A350 et 17 A380. A ce jour, deux clients ont
annulé leurs commandes, pour un total de 20 A380 (version cargo).
La dynamique du marché Asie-Pacifique s’est manifestée par
le nombre important de commandes, tous produits Airbus confondus. Entre
autres, Airbus a reçu de la Chine une commande de 150 avions de
la famille A320 et une lettre d’intention portant sur 20 A350XWB. Le carnet
de commandes d’Airbus est plus étoffé que jamais. Fin 2006,
il s’élevait à 210,1 milliards d’euros (fin 2005 : 202,0
milliards d’euros), sur la base des prix catalogue, soit un total de 2
533 avions (fin 2005 : 2 177 avions).
En outre, Airbus a préparé
le terrain pour le développement futur du portefeuille de produits,
lorsque le Conseil d’Administration d’EADS a donné son feu vert
au lancement de l’A350XWB. L’avion répond à la demande du
marché et sera extrêmement efficace et avancé en matière
de protection de l’environnement. Le portefeuille d’Airbus a été
encore élargi par le lancement de l’avion cargo A330-200. L’intégrité
technique de l’A380 a été prouvée par l’obtention
du certificat d’homologation type en décembre 2006. Le premier appareil
sera livré en octobre 2007.
L’annonce du programme Power8
jette les bases du renforcement de la compétitivité d’Airbus
grâce à des réductions de coûts annuelles durables
d’au moins 2,1 milliards d’euros à partir de 2010 et à des
économies de trésorerie cumulées d’environ 5 milliard
d’euros entre 2007 et 2010. En outre, Power8 optimisera la configuration
industrielle d’Airbus et stimulera son intégration pour créer
le « Nouvel Airbus ».
Le chiffre d’affaires de
la division Avions de Transport Militaire a bondi à 2 200 millions
d’euros (2005 : 763 millions d’euros) et l’EBIT* a progressé à
75 millions d’euros, contre 48 millions d’euros en 2005. Cette croissance
reflète essentiellement le franchissement de quatre étapes
par l’A400M prévues pour 2006, ainsi que la comptabilisation du
chiffre d’affaires lié au déplacement d’une étape
de 2005 à 2006. L’accroissement du chiffre d’affaires généré
par le programme du ravitailleur australien a également soutenu
le chiffre d’affaires. Le premier avion ravitailleur multirôle (MRTT)
A330 doté du nouveau système de ravitaillement par perche
devrait entrer en service en 2009.
S’agissant du remplacement
de l’avion ravitailleur américain, EADS et Northrop Grumman offriront
ensemble l’avion ravitailleur le plus moderne au monde. EADS est bien positionnée
dans la compétition pour le programme d’avion cargo commun JCA (Joint
Cargo Aircraft) et le Groupe a prouvé sa fiabilité en livrant
l’an dernier le premier CN-235 au programme Deepwater des garde-côtes
américains. Le carnet de commandes de l’A400M a augmenté
de quatre unités, avec 192 avions, suite à une commande de
la Malaisie. L’activité avions de transport moyens et légers
a été encore renforcée par des commandes de 20 nouveaux
avions, dont douze C-295 pour le Portugal, destinés tant au transport
qu’à la patrouille maritime. Le carnet de commandes de la division
s’établit à 20,3 milliards d’euros (fin 2005 : 21,0 milliards
d’euros).
Eurocopter a résolument
percé sur le marché américain de la défense
et confirmé une nouvelle fois sa position de leader mondial du marché
de l’hélicoptère civil et parapublic. La livraison d’un nombre
record de 381 hélicoptères (2005 : 334) a alimenté
la croissance du chiffre d’affaires de 18% à 3 803 millions d’euros
(2005 : 3 211 millions d’euros). L’EBIT* de la division a progressé
de 21% à 257 millions d’euros, contre 212 millions d’euros en 2005.
L’augmentation de l’EBIT* a été soutenue par des effets de
volume positifs, bien qu’elle ait été freinée par
l’impact du dollar, l’augmentation des frais de commercialisation et les
coûts liés au NH90.
En décembre 2006,
Eurocopter a commencé les livraisons dans le cadre de deux de ses
principaux programmes d’hélicoptères de défense :
les trois premiers NH90 ont été livrés à l’armée
allemande, tandis que l’armée américaine a reçu, avec
trois mois d’avance sur le calendrier, le premier des 322 hélicoptères
utilitaires légers (UH-72A Lakota).
Avec des nouvelles commandes
de 615 hélicoptères (2005 : 401), Eurocopter a atteint un
niveau record, en hausse de 39% en valeur par rapport à l’année
précédente. Le fait que 71% de ces nouvelles commandes proviennent
d’autres pays que la France, l’Allemagne et l’Espagne démontre le
succès commercial d’Eurocopter sur le marché mondial. Les
hélicoptères de défense représentent 53% des
commandes prises par la division, dont 43 NH90 achetés par l’Australie
et la Nouvelle-Zélande. Le carnet de commandes s’est encore accru
à 11,0 milliards d’euros au 31 décembre 2006 (fin 2005 :
10,0 milliards d’euros) ce qui représente un total de 1 074 hélicoptères
(fin 2005 : 840 hélicoptères).
En 2006, EADS Astrium – le
nouveau nom de la division Espace – a réalisé une solide
croissance rentable dans une conjoncture commerciale plus favorable. Tandis
que le chiffre d’affaires augmentait de 19% à 3 212 millions d’euros
(2005 : 2 698 millions d’euros), l’EBIT* a plus que doublé à
130 millions d’euros (2005 : 58 millions d’euros). Ce résultat reflète
la progression de la production des fusées Ariane 5, des missiles
balistiques, une année exceptionnelle pour les satellites et l’accroissement
des services Paradigm, ainsi que la poursuite des améliorations
des coûts et du succès des efforts de restructuration de la
division. Les événements marquants de la division comprennent
le premier vol du missile balistique M51 et la livraison du laboratoire
spatial Columbus, dont l’installation dans l’ISS est prévue fin
2007. Les satellites et les lanceurs se sont arrogés des parts importantes
de leurs marchés respectifs. EADS Astrium a enregistré des
commandes pour huit satellites de télécommunications, dont
deux à vocation militaire, et cinq commandes de satellites scientifiques
et d’observation de la terre.
Ariane 5 ECA a effectué
cinq lancements réussis en 2006, dans un marché où
la demande de capacités de lancement augmente. Le carnet de commandes
record de 12,3 milliards d’euros (fin 2005 : 10,9 milliards d’euros) confirme
la solide position de la division comme le principal maître d’œuvre
des activités spatiales européennes.
La Division Défense
et Sécurité a amélioré ses performances opérationnelles
tandis que certains programmes entraient en production. Le chiffre d’affaires
a progressé de 4% à 5864 millions d’euros (2005 : 5 636 millions
d’euros), essentiellement du fait de la montée en cadence de l’Eurofighter,
d’une activité de missiles soutenue et de la nouvelle activité
de radio communication numérique. L’EBIT* a augmenté à
348 millions d’euros (2005 : 201 millions d’euros) en raison des améliorations
opérationnelles et d’une plus-value réalisée sur la
cession de LFK à MBDA, qui a compensé les frais de restructuration
supplémentaires principalement au niveau des activités Défense
et Systèmes de Communication et Systèmes aériens militaires
et les effets d’une modification de périmètre.
En plus du contrat de radio
communication numérique pour les autorités de la sécurité
civile allemande (BOSNet), la division a reçu des commandes substantielles
de réseaux sécurisés. Pour le système roumain
de sécurité intégrée aux frontières,
une première étape a été franchie avec succès.
Un total de 114 Eurofighter ont été livrés à
fin 2006. Le premier drone (UAV) démonstrateur a volé en
Allemagne et l’Allemagne a acquis le système Euro Hawk – drone à
haute altitude et long rayon d’action L’activité électronique
de défense a rationalisé son portefeuille de produits et
enregistré une croissance de ses activités équipements
de plates-formes.
Dans l’activité missiles,
MBDA a renforcé sa position de leader mondial sur le marché
des systèmes de missiles. En 2006, MBDA a reçu des commandes
des ministères de la défense français et allemand,
portant respectivement sur 250 missiles de croisière navals SCALP
et 680 systèmes d’armement LR PARS 3.
La Division Défense
Sécurité a renforcé sa position en matière
de surveillance côtière et maritime, par l’acquisition conjointe
avec ThyssenKrupp d’Atlas Elektronik, et par l’acquisition de Sofrelog.
Au 31 décembre 2006,
le carnet de commandes de la Division s’élevait à 17,6 milliards
d’euros (fin 2005 : 18,5 milliards d’euros).
Sièges et Autres activités
(n’étant rattachées à aucune division) Le chiffre
d’affaires des Autres Activités (ATR, EADS EFW, EADS Socata et EADS
Sogerma) s’est fortement amélioré de 9% à 1 257 millions
d’euros (2005 : 1 155 millions d’euros), porté par les quatre unités
opérationnelles. L’EBIT* ressort à -288 millions d’euros
(2005 : -171 millions d’euros). Les contributions positives d’ATR, EADS
EFW et Socata n’ont pu compenser les importantes pertes sur EBIT* subies
par EADS Sogerma (-351 millions d’euros).
La cession des activités
de maintenance de EADS Sogerma Service au Groupe TAT a été
finalisée le 10 janvier 2007. EADS Sogerma conserve les activités
sièges, aérostructures et deux filiales (maintenance de petits
moteurs et de trains d’atterrissage), pour un chiffre d’affaires d’environ
350 millions d’euros en 2006.
2006 a confirmé la
renaissance du marché des turbopropulseurs. Le fabricant d’avions
de transport régional ATR a reçu 63 nouvelles commandes en
2006. Avec un carnet de commandes de 116 avions, ATR augmentera progressivement
ses livraisons dans les prochaines années. EADS EFW a livré
14 avions cargo convertis et a encore renforcé son activité
aérostructures, stimulé par l’augmentation de la production
d’Airbus. Un accord de coopération avec Irkut sur la future conversion
de l’A320 cargo complète la stratégie de mondialisation d’EADS
en Russie. Le carnet de commandes de 40 appareils a également confirmé
l’accueil positif des clients pour le nouveau TBM 850 d’EADS Socata. Fin
2006, le carnet de commande des Autres Activités atteignait 2,3
milliards d’euros (fin 2005 : 2,1 milliards d’euros).
EADS est un leader mondial
de l’aérospatiale, de la défense et des services associés.
Le Groupe EADS comprend Airbus, Eurocopter, le numéro un mondial
des hélicoptéristes civils, et EADS Astrium, leader européen
des programmes spatiaux, d’Ariane à Galileo. EADS est également
le principal partenaire du consortium Eurofighter et l’architecte de l'avion
de transport militaire A400M, et détient une partie du capital de
la joint venture MBDA, leader mondial des systèmes de missiles.
EADS - Chiffres 2006 (En
euros)
Groupe EADS 2006 2005
Variation Chiffre
d’affaires, en millions
Dont activités Défense,
en millions 39 434 10 039
34 206 7 700
+15% +30%
EBE (1) (4) , en millions
2 033 4 365 -53%
EBIT (2) (4) , en millions
399 2 852 -86%
Coûts de Recherche
& Développement, en millions 2 458 2 075 +18%
Résultat net (3)
(4) , en millions 99 1 676 -94%
Bénéfice par
action (BPA) (3) (4) 0,12 2,11 -1,99 €
Flux de trésorerie
disponible, en millions 2 029 2 413 -16%
Flux de trésorerie
disponible avant financement client, en millions 869 2 239
-61%
Prise de commandes (5) ,
en millions 69 018 92 551 -25%
Résultat opérationnel
avant intérêts, taxes, dépréciation, amortissement
et éléments exceptionnels
Résultat opérationnel
avant intérêts et taxes, amortissement des écarts d’acquisition
et éléments exceptionnels
EADS continue d’employer
le terme « Résultat net ». Celui-ci est identique au
bénéfice pour la période imputable aux actionnaires
de la société mère, comme le définit la norme
IFRS.
En 2006, EADS a changé
de méthode comptable pour le traitement des retraites et est passée
de la méthode du corridor à la constitution de provision
par situation nette, toutes les plus-values et moins-values actuarielles
sont donc comptabilisées au Bilan comme des provisions pour retraites,
réduisant les capitaux propres. En conséquence, ces variations
des plus-values et moins-values actuarielles, comptabilisées en
charges selon la méthode du corridor, doivent être reprises.
En 2006, cette variation a contribué à hauteur de 45 millions
d’euros à l’EBE et à l’EBIT*, de 25 millions d’euros au Résultat
net et de 0,03 euro au bénéfice par action. En raison de
leur caractère négligeable, les chiffres de l’exercice précédent
restent inchangés.
Les contributions des activités
avions commerciaux à la Prise de commandes et au Carnet de commandes
EADS s’entendent prix catalogue.
Résultat opérationnel
avant intérêts et taxes, amortissement des écarts d’acquisition
et éléments exceptionnels
Y compris ajustements de
l’EBIT* au niveau groupe pour une provision liée à l’A400M
chez Airbus en 2006
Les unités opérationnelles
ATR, EADS EFW, EADS Socata et EADS Sogerma sont classées dans la
catégorie « Autres activités », laquelle ne constitue
pas une division d’EADS à part entière.
Les contributions des activités
avions commerciaux à la Prise de commandes et au Carnet de commandes
EADS s’entendent prix catalogue.
Résultat opérationnel
avant intérêts et taxes, amortissement des écarts d’acquisition
et éléments exceptionnels
Y compris ajustements de
l’EBIT* au niveau groupe pour une provision liée à l’A400M
chez Airbus en 2006
Les unités opérationnelles
ATR, EADS EFW, EADS Socata et EADS Sogerma sont classées dans la
catégorie « Autres activités », laquelle ne constitue
pas une division d’EADS à part entière.
Les contributions des activités
avions commerciaux à la Prise de commandes et au Carnet de commandes
EADS s’entendent prix catalogue.
L’EBIT* du Q4 2006 a subi
des charges liées au retard du programme A380, au lancement de l’A350XWB
et à un taux de couverture moins favorable (Q4 2006 : 1 euro = 1,13
USD par rapport au Q4 2005 : 1 euro = 1,10 USD), ainsi que des frais de
R&D plus élevés et des impacts de restructuration à
EADS Sogerma et dans la division Systèmes de Défense et de
Sécurité. Ces charges ont été atténuées
par une meilleure performance d’exploitation, essentiellement suscitée
par une augmentation des volumes.
Résultat opérationnel
avant intérêts et taxes, amortissement des écarts d’acquisition
et éléments exceptionnels
EADS continue d’employer
le terme « Résultat net ». Celui-ci est identique au
bénéfice pour la période imputable aux actionnaires
de la société mère, comme le définit la norme
IFRS.
En 2006, EADS a changé
de méthode comptable pour le traitement des retraites et est passée
de la méthode du corridor à la constitution de provision
par situation nette, toutes les plus-values et moins-values actuarielles
sont donc comptabilisées au Bilan comme des provisions pour retraites,
réduisant les capitaux propres. En conséquence, ces variations
des plus-values et moins-values actuarielles, comptabilisées en
charges selon la méthode du corridor, doivent être reprises.
En Q4 2006, cette variation a contribué à hauteur de 12 millions
d’euros à l’EBE et à l’EBIT*, de 6 millions d’euros au Résultat
net et de 0,01 euro au bénéfice par action.
Y compris ajustements de
l’EBIT au niveau groupe pour une provision liée à l’A400M
chez Airbus
Les unités opérationnelles
ATR, EADS EFW, EADS Socata et EADS Sogerma sont classées dans la
catégorie « Autres activités », laquelle ne constitue
pas une division d’EADS à part entière.
Contact presse
Michael Hauger EADS
Tel.: +49 89 60 73
42 35
Isabelle Desmet EADS
Tel.: +33 1 42 24
20 63
Miguel Sanchez EADS
Tel.: +34 91 5 85
77 89
* EBIT
EADS utilise l’EBIT avant
amortissement des écarts d’acquisition et éléments
exceptionnels comme indicateur clé de ses performances économiques.
Le terme « éléments exceptionnels » désigne
les postes tels que les charges d’amortissement de réévaluation
d’actifs liée à la fusion d’EADS, le regroupement d’Airbus
et à la constitution de MDBA, ainsi que les dépréciations
exceptionnelles d’écarts d’acquisition afférentes
Mentions de préservation
:
Certaines des déclarations
contenues dans le présent communiqué de presse ne correspondent
pas à des faits historiquement avérés, mais à
des prévisions futures ou à des estimations basées
sur l'opinion des dirigeants. Ces déclarations prévisionnelles
reflètent ce que sont les points de vue et les hypothèses
d'EADS à la date où elles sont faites : elles comprennent
donc une part de risques et d'incertitudes, connus et inconnus, susceptibles
de conduire à ce que les résultats réels, la performance
ou les événements diffèrent matériellement
de ceux qui sont exprimés, de façon expresse ou implicite,
dans ces déclarations.
Dans le cadre du présent
communiqué, les termes « anticiper », « estimer
», « prévoir », « pouvoir », «
projeter » et autres verbes similaires ne sont employés que
pour formuler des prévisions.
Ces informations prévisionnelles
reposent sur un certain nombre d'hypothèses, concernant notamment,
mais pas exclusivement, la demande de produits et services d’EADS, la taille
des marchés actuels et futurs desdits produits et services, les
performances internes, le financement clients, les performances des clients,
fournisseurs et sous-traitants, les négociations de contrats ou
le succès de certaines campagnes de vente en cours.
Les déclarations prévisionnelles
sont sujettes à des incertitudes et les résultats et tendances
effectifs futurs sont susceptibles de différer matériellement
de ces prévisions, en fonction d’un certain nombre de facteurs,
et notamment, sans toutefois s’y limiter : conditions macroéconomiques,
conditions de travail et ce notamment en Europe, en Amérique du
Nord et en Asie ; risques juridiques, financiers et gouvernementaux inhérents
aux transactions internationales ; caractère cyclique de certaines
activités d'EADS ; volatilité du marché de certains
produits et services ; risques liés aux performances des produits
; conflits du travail ; facteurs susceptibles de conduire à des
perturbations importantes et durables dans le secteur du transport aérien
mondial ; résultats des processus politiques et juridiques engagés,
et notamment des incertitudes entourant le financement de certains programmes
par les Etats ; consolidation industrielle des concurrents dans le secteur
aérospatial ; coût de développement et succès
commercial des nouveaux produits ; fluctuation des taux de change et des
taux d'intérêt ; fluctuations entre l'euro et le dollar américain
et d'autres devises ; litiges en justice et autres risques et incertitudes
économiques, politiques et technologiques.
De plus amples informations
relatives à ces différents facteurs sont mentionnées
dans le « document de référence » de la société
daté du 26 avril 2006. |