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& News EADS
EADS renouvelle son succès
en 2004 en réalisant ses ambitieux objectifs financiers pour la
cinquième année consécutive
Chiffre d’affaires 31,8 milliards
EUR - en hausse de 5 %
EBIT * 2,4 milliards EUR
- en hausse de 58 %
Résultat Net 1,03
milliard EUR - en hausse de 60 %
Trésorerie nette
4,1 milliards EUR - en hausse de 31 %
Bénéfice par
action 1,29 EUR - en hausse de 61 %
Dividende proposé
0,50 EUR - en hausse de 25 %
Airbus, leader du marché
en terme de livraisons, prises de commandes et rentabilité
L’Espace renoue avec les
profits et prévoit une augmentation de sa rentabilité
Les activités de
défense poursuivent leur croissance (CA + 8 %)
Philippe Camus et Rainer
Hertrich, CEOs d’EADS déclarent : « EADS entre aujourd’hui
dans une nouvelle ère de développement, en conjuguant d’excellentes
performances financières et perspectives commerciales »
Amsterdam, le 09 mars 2005
EADS (symbole boursier :
EAD) a renforcé sa position de leader mondial des secteurs de l’aérospatial
et de la défense, et entamé un nouveau cycle de croissance
en 2004. Le Groupe a dépassé ses objectifs financiers pour
la cinquième année consécutive. Le résultat
opérationnel EBIT * (résultat opérationnel avant amortissement
de la survaleur et exceptionnels) s’établit à 2,4 milliards
EUR pour l’exercice 2004, en hausse de 58 % par rapport à 2003,
et le Résultat Net progresse de 60 % à 1,03 milliard EUR.
La marge opérationnelle
d’EADS est passée de 5,1 % à 7,7 % en 2004, un niveau sans
précédent dans l’histoire du Groupe. EADS a publié
mercredi ses résultats 2004 et une mise à jour de ses objectifs
2005.
La hausse du chiffre d’affaires
à 31,8 milliards EUR (2003 : 30,1 milliards EUR) résulte
de la croissance enregistrée dans chacune des cinq divisions du
Groupe. Les principaux moteurs de cette performance ont été
Airbus, qui bénéficie des premiers signes de la reprise du
marché, ainsi que les activités de défense d’EADS,
qui progressent de 8 % pour s’établir à 7,7 milliards EUR
(2003 : 7,1 milliards EUR). A taux de change constant avec le dollar US,
le chiffre d’affaires aurait progressé de 7 %.
La forte croissance de l’EBIT
* reflète l’amélioration sensible des profits réalisés
par les divisions Airbus et Espace. Chez Airbus, l’EBIT * progresse à
1,922 milliard EUR, soit 9,5 % du chiffre d’affaires, principalement en
raison du plus grand nombre de livraisons, d’une plus forte proportion
de livraison de gros porteurs, ainsi que de réductions de coûts.
La division Espace a réussi
son retour à l’équilibre conformément à l’échéance
fixée. L’EBIT * de la division Systèmes de Défense
et de Sécurité s’est accru de 33 % (soit 57 millions EUR
d’augmentation). Les divisions Aéronautique et Avions de Transport
Militaire ont réalisé un EBIT * proche des niveaux de 2003.
Les dépenses de Recherche
et Développement (R&D) se sont établies à 2,1
milliards EUR en 2004, reflétant la poursuite des investissement
élevés consacrés par EADS à l’innovation (2003
: 2,2 milliards EUR, 2002 : 2,1 milliards EUR). Tout comme en 2003, presque
la moitié de ce montant a été affectée à
l’A380. Avec ce très gros porteur de 555 sièges, Airbus compte
générer un chiffre d’affaires supérieur à 175
milliards USD au cours des quinze premières années de production
suivant sa mise en service prévue en 2006.
EADS comptait 110 662 salariés
à fin décembre 2004 (2003 : 109.135).
Déclaration des CEOs
: « L’avenir financier d’EADS est solide »Philippe Camus et
Rainer Hertrich, CEOs d’EADS, ont déclaré : « Nous
sommes fiers de la qualité des résultats d’EADS au cours
des cinq dernières années, ainsi que de son formidable potentiel
de croissance. EADS se promet aujourd’hui à un brillant avenir financier,
grâce à un portefeuille d’activités aérospatiales
et militaires de mieux en mieux équilibré ».
Et de poursuivre : «
Ces résultats démontrent le bien-fondé de la stratégie
que nous avons élaborée au moment de la création d’EADS
en 2000. Ils témoignent d’une stratégie industrielle méthodique
et pérenne ».
A l’occasion de leur cinquième
et dernière conférence de presse annuelle, Philippe Camus
et Rainer Hertrich ont ajouté : « Aujourd’hui, nous remercions
notre équipe internationale de direction et tous les salariés
d’EADS pour les cinq années de succès et de performances
exceptionnelles qui ont permis à EADS de prendre une ‘Longueur d’avance’
(The step Beyond). Nous avons transformé une juxtaposition d’entreprises
en un véritable leader industriel mondial. Nous avons intégré
nos divisions tout en conservant cette diversité qui est l’un de
nos principaux avantages compétitifs Nous pouvons donc tous être
fiers d’avoir tenu les promesses que nous avions faites à nos actionnaires
il y a cinq ans. EADS se trouve dans une situation financière saine
et promise à un fort potentiel de croissance ».
En regardant vers l’avenir,
les CEOs d’EADS ont établi une feuille de route pour le Groupe :
« EADS doit poursuivre sa transformation mais la rentabilité
reste au cœur de notre stratégie. Notre faculté à
renforcer notre compétitivité et à gérer le
défi que représente la faiblesse du dollar US sera prépondérante
pour conserver notre leadership industriel en particulier dans le secteur
des avions commerciaux et des hélicoptères.
Philippe Camus et Rainer
Hertrich ont souligné les efforts réalisés pour développer
la dimension internationale du groupe, optimiser l’excellence technologique
et consolider les ressources humaines : "EADS doit poursuivre sa croissance
sur les principaux marchés porteurs en dehors de l'Europe. Les activités
de défense bénéficient d’un carnet de commandes très
étoffé qui assure une croissance soutenue à moyen
terme. Mais sur le long terme la croissance des activités de défense
exige qu'EADS aille au-delà des marchés domestiques et au-delà
de sa gamme de produit existante. EADS devra poursuivre sa transformation
en étendant sa présence industrielle mondiale. EADS doit
également optimiser l’excellence de ses technologies et continuer
d’investir au niveau actuel dans la recherche & développement.
Grâce à des programmes de recrutement et de formation ambitieux,
EADS devra retenir et attirer les meilleurs talents multinationaux qui
sont l'avenir de la société."
Le carnet de commandes continue
de progresserLes prises de commandes d’EADS sont restées nettement
supérieures au niveau du chiffre d’affaires, pour s’établir
à 44,1 milliards EUR en 2004.
Le carnet de commandes d’EADS
a progressé de quasiment 3 % à 184,3 milliards EUR (2003
: 179,3 milliards EUR). A taux de change constant, cette augmentation aurait
été d’environ 7 %. 2004 a vu la croissance du carnet de commandes
des activités de défense se poursuivre à 49,1 milliards
EUR.
Forte hausse de la trésorerie
après des investissements soutenusLa position de trésorerie
nette d’EADS a gagné 31 % pour s’établir à 4,1 milliards
EUR (2003 : 3,1 milliards EUR). Elle reflète la reprise du marché
de l’aviation commerciale et une meilleure gestion financière dans
le secteur de la Défense.
Les flux de trésorerie
disponible avant financement client sont de nouveau très positifs
à 1,8 milliard EUR (2003 : 2,1 milliards EUR). Cette performance
tient compte du niveau élevé des coûts de R&D et
des investissements consacrés à l’A380, ainsi que des dépenses
d’investissement affectées à d’autres relais de croissance
futurs, tels que l’A400M, le NH90 et d’autres hélicoptères,
Paradigm Secure Communications et le système de ravitaillement des
MRTT.
Le niveau des financements
clients d’Airbus reflète également la reprise de l’aviation
commerciale, puisque l’encours brut a entamé une légère
décrue depuis 2003, après deux années de hausse des
demandes de financement.
Un résultat net de
1,03 milliard EUREn 2004, le résultat net s’est élevé
à 1,03 milliard EUR, en progression de 60% par rapport à
celui de l’année précédente à 644 millions
EUR. Le chiffre 2003 (publié à 152 millions EUR) est en effet
recalculé pour être comparable à 2004 qui tient compte
de la nouvelle règle comptable IFRS3. Le résultat net ne
comprend plus de charge d’amortissement linéaire des écarts
d’acquisition. Le bénéfice par action se monte à 1,29
EUR, contre 0,80 EUR en 2003.
Proposition de dividende
de 0,50 EUR par actionCompte tenu de la solidité persistante des
performances d’EADS, le Conseil d’Administration soumettra à l’Assemblée
Générale Annuelle des actionnaires le versement d’un dividende
de 0,50 EUR par action, c’est-à-dire en hausse par rapport à
l’année précédente. Hans Peter Ring, Directeur financier
d’EADS, a déclaré : « Cette proposition de dividende
souligne notre forte volonté de partager avec les investisseurs
d’EADS les fruits de notre succès. Elle démontre aussi clairement
qu’EADS entame un nouveau cycle de croissance ».
PerspectivesEADS prévoit
en 2005 une hausse de son chiffre d’affaires à environ 33 milliards
EUR affecté notamment par l’hypothèse d’un Dollar moyen plus
faible (1,30 USD pour 1 EUR). Le chiffre d’affaires des activités
de défense doit augmenter de 10% cette année.
L’ EBIT * devrait être
supérieur à 2,6 milliards EUR (soit une augmentation de 6
%). Cette croissance reflète l’augmentation de la performance dans
toutes les divisions, partiellement compensée par des couvertures
de change moins favorables et la faiblesse du dollar pour les couvertures
restant à mettre en place.
EADS prévoit qu’Airbus
livrera 350 – 360 avions en 2005. Le chiffre d’affaires d'Airbus devrait
augmenter grâce à l’augmentation des livraisons d'avion de
la famille mono-couloirs. La répartition des types d'avions livrés
en 2005 sera moins favorable qu'en 2004. L'impact comptable positif induit
par la fusion d'Airbus GIE devrait être moindre en 2005.
Le flux de trésorerie
disponible avant financement client et avant dépenses liées
à l'investissement de Paradigm devrait être positif en 2005.
En 2005 le résultat par action devrait augmenter 5% à 1,36
€, calculé sur un nombre moyen d’actions de 803 millions.
Hans Peter Ring, Directeur
financier d’EADS, a ajouté : « Le maintien de notre performance
provient de nos efforts internes à rationaliser notre organisation
et à maîtriser les coûts, ce qui, bien sûr, est
ambitieux. Si nous voulons rester compétitifs, nous devons constamment
veiller aux performances de nos activités ».
Résultats par division
:Airbus est le plus grand constructeur mondial d’avions commerciaux en
terme de livraisons, de prises de commandes, d’investissements R&D
et de rentabilité. En 2004, Airbus a livré 320 avions (305
en 2003), soit bien plus que son concurrent (285). Airbus a enregistré
370 commandes brutes, un chiffre supérieur aux livraisons et qui
dépasse de loin celui de son concurrent (277). Airbus revendique
ainsi une part de marché brute de 57 % en unités et 54 %
en valeur. Tout comme en 2003, le quatrième trimestre 2004 a été
particulièrement prolifique avec 96 livraisons et 181 commandes.
L’EBIT * 2004 de la division Airbus s’est élevé à
1 922 millions EUR (2003 : 1,353 millions EUR), principalement en raison
du plus grand nombre de livraisons, qui plus est d’une plus forte proportion
de gros porteurs, ainsi que des réductions de coûts, de l’impact
comptable positif induit par la fusion du GIE Airbus dans le périmètre
d’Airbus SAS (232 millions EUR), et de la capitalisation de la R&D
qui s’établit à 152 millions EUR (correspondant au développement
de l’A380). En revanche, l’EBIT * a été partiellement grevé
par des couvertures du risque de change moins favorables qu’en 2003. La
marge EBIT * s’établit à 9,5 %, tandis que le chiffre d’affaires
s’est accru de 6% à 20 224 millions EUR. Le modèle commercial
de l’A380 se confirme avec 154 commandes fermes enregistrées à
ce jour (139 à fin 2004). Au mois de décembre 2004, le carnet
de commandes d’Airbus s’établissait à 1500 avions commerciaux
à livrer (2003 : 1 454), soit 40 % de plus que son concurrent.
La division Avions de Transport
Militaire a signé, en décembre 2004, un contrat de 800 millions
EUR portant sur la fourniture de cinq avions ravitailleurs polyvalents
A330 MRTT (Multi-Role Transport Tanker) à l’armée de l’Air
australienne. Le chiffre d’affaires de la division s’est inscrit en hausse
de 40 % à 1 304 millions EUR (2003 : 934 millions EUR), essentiellement
grâce à l’exécution de plusieurs étapes du développement
du programme A400M. L’EBIT * de 26 millions EUR (2003 : 30 millions EUR)
a été affecté par des charges de préretraite
de 28 millions EUR (2003 : 17 millions EUR) et les coûts de la campagne
de vente d’avions ravitailleurs (FSTA). Le carnet de commandes est resté
stable à 19 897 millions EUR (2003 : 20 007 millions EUR). Alors
que des négociations contractuelles sont en cours avec plusieurs
clients potentiels de l’A400M, l’Afrique du Sud a d’ores et déjà
fait connaître son intention de participer au programme.
Au sein de la division Aéronautique,
la progression continue de l’EBIT * d’Eurocopter a été grevée
par les difficultés persistantes de l’activité de maintenance
des avions commerciaux, conduisant l’EBIT * à s’établir à
206 millions EUR (2003 : 217 millions EUR). A 3 876 millions EUR (2003
: 3 803 millions EUR), le chiffre d’affaires a légèrement
progressé. A fin 2004, le carnet de commandes de la division Aéronautique
s’élevait à 10 171 millions EUR (2003 : 9 818 millions EUR).
Avec 322 nouveaux hélicoptères commandés et 279 livrés
en 2004, Eurocopter confirme une fois de plus son leadership sur le marché
mondial, à raison d’une part de marché de 53 % sur le segment
commercial.
La division Espace a réussi
son retour à l’équilibre conformément à l’échéance
fixée. Son EBIT * 2004 de 10 millions EUR (2003 : - 400 millions
EUR) lui permet aujourd’hui d’envisager l’avenir sur une solide base de
croissance. Le chiffre d’affaires d’EADS SPACE s’est élevé
à 2592 millions EUR (2003 : 2424 millions EUR), tandis que son carnet
de commandes a presque triplé depuis 2002 pour s’établir
à 11311 millions EUR (2003 : 7888 millions EUR ; 2002 : 3895 millions
EUR). La progression du carnet de commandes en 2004 résulte principalement
de transactions telles que le contrat ESA de production du véhicule
de transfert automatique ATV, la commande de 30 exemplaires du lanceur
Ariane 5, et le lancement de la première tranche du contrat de production
du missile stratégique M51. EADS SPACE a également confirmé
le bien-fondé du business modèle commercial des services
de sa filiale Paradigm en signant des contrats avec des clients tiers comme
l’Otan et le Portugal. EADS SPACE a remporté 3 contrats de satellite
: pour Telesat un satellite de communication, le démonstrateur scientifique
pionner Lisa pour l’ESA et pour la Thaïlande THEOS, un satellite d’observation
de la terre.
Le chiffre d’affaires de
la division Systèmes de Défense et de Sécurité
a progressé de 4 % à 5385 millions EUR (2003 : 5165 millions
EUR), en partie grâce à la croissance de MBDA. L’EBIT * s’est
accru de 57 millions EUR à 228 millions, y compris la reprise d’une
provision pour contentieux (106 millions EUR). Ce résultat opérationnel
a été partiellement grevé par des charges de restructuration
de 88 millions EUR (2003 : 50 millions EUR), les coûts de la campagne
Herkules ainsi que les investissements sur fonds propres de projets d’avenir,
parmi lesquels le drone Euromale. EADS Military Aircraft et MBDA ont été
les principaux contributeurs de la rentabilité de la division. Depuis
la création d’EADS, la division DS a fait l’objet d’une profonde
restructuration, qui devrait se refléter dans ses résultats
futurs. Cette division regroupe ainsi désormais tous les actifs
d’EADS nécessaires pour proposer une gamme complète de solutions
de défense. L’évolution de son portefeuille d’activités
s’est accélérée en 2004 avec la cession de la branche
de télécommunications commerciales et la prise de contrôle
de Racal Instruments.
S’agissant du Siège
d’EADS, la contribution de l’EBIT * s’est dégradée de 172
à 52 millions EUR, en partie à cause du traitement comptable
IFRS inhérent à la participation dans Dassault.
EBIT
EADS utilise l’EBIT avant
amortissement des écarts d’acquisition et éléments
exceptionnels comme indicateur clé de ses performances économiques.
Le terme « éléments exceptionnels » désigne
les recettes ou les dépenses de nature non-récurrente, telles
que les charges d’amortissement de réévaluation d’actifs,
relative à la constitution d’EADS par fusion, à la formation
d’Airbus S.A.S. et de MDBA, ainsi que les dépréciations exceptionnelles
d’écarts d’acquisition. Ce terme ne correspond pas à la définition
des éléments exceptionnels qui figure dans les normes comptables
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