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Bayer s’attend pour 2005 à une nette croissance du chiffre d’affaires et du résultat pour les activités maintenues

Le Groupe vise pour les activités maintenues une augmentation d’environ 20 % de l’EBIT après neutralisation des effets exceptionnels. Les chiffres de janvier et février incitent à l’optimisme. Toutes les sociétés opérationnelles ont contribué au développement positif de l’exercice 2004. 

Après le bon exercice 2004, le Groupe Bayer s’attend pour 2005 à une nette progression de son chiffre d’affaires et de son résultat pour les activités maintenues. « Nous visons un chiffre d’affaires consolidé de plus de 25 milliards d’euros », a déclaré Werner Wenning, le président du directoire, lors de la conférence de presse de présentation du bilan qui s’est tenue mardi à Leverkusen. Sur la base des activités maintenues, cela correspondrait à une augmentation de plus de 5 % hors effets de change et variations du portefeuille. Pour l’EBIT des activités maintenues après neutralisation des effets exceptionnels, qui était de 2 032 millions d’euros en 2004, le Groupe table sur une amélioration d’environ 20 %. « Cela nous rapproche un peu plus des objectifs de marge que nous nous étions fixés pour le moyen terme », a souligné M. Wenning. L’activité des deux premiers mois de 2005 vient conforter cet optimisme pour le chiffre d’affaires et le résultat. 

La restructuration porte ses fruits

« La réussite de l’introduction en Bourse de Lanxess vient clore une phase de trois ans consacrée à la réorganisation en profondeur du Groupe », a déclaré M. Wenning, avant d’ajouter : « Bayer a fait peau neuve ! » Le président du directoire estime que l’entreprise, composée de trois sociétés opérationnelles, Bayer HealthCare, Bayer CropScience et Bayer MaterialScience, qui bénéficient du soutien des trois sociétés de services, entre de plain-pied dans l’avenir. « Nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés dans le cadre de la refonte du Groupe, et ce dans les trois domaines concernés : l’organisation, le portefeuille et la structure des coûts. »

D’une part, le Groupe a achevé tous ses projets de réorganisation en mettant en place une holding assurant une organisation flexible, augmentant la transparence vis-à-vis de l’extérieur et renforçant la réflexion et l’action entrepreneuriales dans les domaines opérationnels. D’autre part, a indiqué M. Wenning, Bayer a mené une réorientation ambitieuse de son portefeuille. Le Groupe s’est séparé d’une part importante de son activité chimique classique et d’un tiers environ de son pôle polymère afin de se concentrer sur trois métiers de base axés sur  l’innovation et la croissance : la santé, l’agrochimie et les matériaux hautes performances.

Par ailleurs, l’entreprise a optimisé ses structures. Depuis l’acquisition d’Aventis CropScience, Bayer a ainsi réduit son endettement net de près de 10 milliards d'euros. Fin 2003, le bilan a fait l’objet de réévaluations de presque 2 milliards d’euros et d’importantes restructurations ont amélioré la compétitivité. Depuis 2002, de nombreuses mesures ont permis de réaliser des économies d’environ 2,2 milliards d’euros, dont environ 1 milliard – soit 100 millions de plus que les prévisions – pour la seule année dernière.

« Les résultats du vaste processus de restructuration mené ces trois dernières années sont déjà très visibles », a déclaré M. Wenning.  Les performances opérationnelles se sont constamment améliorées depuis début 2003 et la Bourse a reconnu à sa juste valeur la restructuration du Groupe. Depuis le mois de novembre 2003 et l’annonce de la réorganisation stratégique, le Dax a augmenté de 17 %, alors que sur la même période, le cours de l’action Bayer progressait de 34 %, ce qui représente une augmentation d’environ 5 milliards d’euros de la capitalisation boursière.

« Bayer a renoué avec la réussite, tant au plan opérationnel que stratégique », a indiqué M. Wenning. Pour garder ce cap, l’entreprise mise essentiellement sur sa capacité d’innovation. Pour la seule année 2004, Bayer a investi 2,1 milliards d’euros dans la recherche et le développement, soit plus de 25 % de l’ensemble des dépenses de R&D consenties par l’industrie chimique et pharmaceutique en Allemagne. Bayer – hors Lanxess – prévoit également pour 2005 un budget de recherche et de développement d’environ 2 milliards d’euros. « Nous sommes convaincus que la réorientation de notre Groupe nous permettra d’utiliser de façon optimale le potentiel de notre entreprise », a souligné le président du directoire, avant d’ajouter : « C’est aussi ce que nous voulons prouver cette année ».

Amélioration de 53 % de l’EBIT avant effets exceptionnels en 2004

Les chiffres-clés de l’année dernière reposaient sur un périmètre qui comprenait encore la société Lanxess AG, dont la scission d’avec le Groupe a eu lieu le 28 janvier 2005, et l’activité plasma sanguin mise en vente. Le chiffre d’affaires a progressé de 4 % et s’est établi à 29,8 milliards d’euros, essentiellement grâce à la forte demande des activités industrielles. Après correction des effets de change et des variations du portefeuille, les recettes ont augmenté de 9 %. Le résultat opérationnel (EBIT) avant effets exceptionnels a progressé de 53 %, à 2,2 milliards d’euros. Cette évolution positive est due à la reprise sensible de l’activité ainsi qu’aux efforts faits par le Groupe pour réduire les coûts et augmenter l’efficacité. Globalement, Bayer a plus que compensé les éléments affectant le résultat, comme l’importante augmentation du prix des matières premières, les effets de change négatifs et l’expiration du brevet du Cipro aux États-Unis. Après effets exceptionnels, l’EBIT s’est amélioré, passant de -1,1 milliard d’euros en 2003 à +1,8 milliard d’euros. Le résultat du Groupe s’est établi à +0,6 milliard d’euros contre -1,4 milliard d’euros l’année précédente. 

« Nous sommes tout à fait satisfaits de ces résultats, car ils dépassent nettement nos objectifs de chiffre d’affaires et de résultat pour l’année 2004 », a déclaré M. Wenning. De plus, et pour la première fois depuis 2000, Bayer a pu compenser les frais du capital et le renouvellement, et créer un supplément de valeur pour les actionnaires. Afin d’associer ces derniers à la réussite, l’assemblée générale devrait se voir proposer de porter le dividende de l’exercice 2004 à 0,55 euro par action contre 0,50 euro l’année précédente. Le directoire et le conseil de surveillance soulignent ainsi la confiance qu’ils ont dans la rentabilité future du Groupe Bayer réorganisé.

Nette augmentation du résultat de toutes les sociétés opérationnelles

L’année dernière, toutes les sociétés opérationnelles ont contribué à l’augmentation du résultat opérationnel. En raison de l’expiration du brevet du Cipro aux États-Unis et d’effets de change négatifs, le chiffre d’affaires de Bayer HealthCare s’est inscrit à 8,5 milliards d’euros, en recul de 4 %. Après correction des effets de change et des variations du portefeuille, le chiffre d’affaires a pourtant dépassé de 1 % le niveau de l’année précédent et l’EBIT après neutralisation des effets exceptionnels affiche une progression de 14 %, à un peu plus d’un milliard d’euros. Le bon développement des produits biologiques et du segment Consumer Care/Produits de diagnostic et d’autres réductions de coûts d’environ 360 millions d’euros ont été les principaux facteurs positifs.

M. Wenning a exprimé sa satisfaction quant aux deux projets les plus avancés de la recherche pharmaceutique. Le médicament anticancéreux BAY 43-9006, l’inhibiteur de la kinase RAF et du VEGFR, est en phase III des essais cliniques pour le cancer du rein, une indication pour laquelle la mise sur le marché est prévue pour l’année prochaine. Par ailleurs, une étude de phase III vient de commencer sur des patients souffrant de cancer du foie à un stade avancé, et Bayer espère pouvoir bientôt annoncer l’entrée en phase III des essais cliniques pour le cancer de la peau.

Outre ce produit innovant contre le cancer, Bayer mise également sur le BAY 59-7939, un inhibiteur du facteur Xa destiné à la prévention et au traitement des thromboses. M. Wenning a souligné que si les espoirs se vérifient, cette substance pourrait réaliser un milliard de chiffre d’affaires. Les résultats de deux études internationales de phase II portant sur une administration biquotidienne sont si convaincants qu’ils ont permis de passer à la phase III. Les résultats d’études sur la recherche du dosage indiquent même que le produit pourrait n’être administré qu’une seule fois par jour. On mènerait donc des études de phase II supplémentaires pour l’administration monoquotidienne, afin d’engager la phase III avec cette forme d’administration au quatrième trimestre. M. Wenning a déclaré que cette utilisation offre des avantages importants, tant en ce qui concerne l’utilisation qu’en termes de compétitivité. « Nous pensons donc pouvoir ainsi augmenter durablement la valeur du médicament. »

Bayer CropScience conquiert la place de numéro 1 mondial

Bayer CropScience a réalisé l’année dernière des recettes en augmentation de 3 %, à 5,9 milliards d’euros, soit une croissance de 8 % après correction des effets de change et des variations du portefeuille. Cette société opérationnelle vient donc, pour la première fois, d’atteindre son objectif : être numéro 1 du marché mondial. Dans le secteur du phytosanitaire classique, c’est-à-dire la division Crop Protection, le chiffre d’affaires après correction des effets de change a grimpé de 7 %, à 5,0 milliards d’euros. Cette augmentation est à porter au crédit de tous les domaines d’activité et surtout de celui des fongicides qui, en raison de la lutte contre la « rouille asiatique » du soja au Brésil, a progressé de 13 % à 1,3 milliard d’euros après correction des effets de change. Bayer CropScience a amélioré l’EBIT après neutralisation des effets exceptionnels de 23 %, à 522 millions d’euros. Outre l’évolution positive de l’activité, cette augmentation est également due aux programmes d’amélioration des performances qui ont permis des économies d’environ 320 millions d’euros. Le résultat a en revanche été affecté par les effets de change négatifs.

La reprise a été très nette dans les activités industrielles. Bayer MaterialScience a réalisé un chiffre d’affaires en augmentation de 15 % à 8,6 milliards d’euros, soit un plus de 21 % après correction des effets de change et des variations du portefeuille. Après neutralisation des effets exceptionnels, l’EBIT a presque doublé, s’établissant à 668 millions d’euros. Cette évolution positive a surtout été due à la demande en nette progression dans le domaine des polycarbonates et des polyuréthannes. À cela sont venues s’ajouter les économies de près de 200 millions d’euros réalisées dans le cadre des programmes d’amélioration des performances. Dans le courant de l’année 2004, les augmentations de prix ont permis de compenser de façon croissante le renchérissement des matières premières représentant environ 440 millions d’euros.

La bonne conjoncture de l’année dernière a également profité à Lanxess. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 6,1 milliards d’euros en progression de 5 %, soit 8 % après correction des effets de change, par rapport à l’exercice précédent. Après neutralisation des effets exceptionnels, l’EBIT a affiché une nette amélioration à 173 millions d’euros contre -86 millions d’euros l’exercice précédent. Outre la conjoncture, les réductions de coûts et la baisse des amortissements ont contribué à ce renversement de tendance.

M. Klaus Kühn, directeur financier, a indiqué que le résultat opérationnel du Groupe avait été beaucoup moins marqué par les effets exceptionnels que lors de l’exercice précédent. Ces effets totalisent cependant pour 2004 un solde négatif de 436 millions d’euros, alors qu’en 2003, l’essentiel des effets négatifs de près de 2,6 milliards d’euros était dû à des réévaluations. L’année dernière, les effets exceptionnels ont pour une grande part été dus à des modifications du portefeuille, qui ont mobilisé un total de 171 millions d’euros. Une somme de 159 millions d’euros a été consacrée aux litiges liés au Lipobay/Baycol, à la PPA et à des procédures de législation de la concurrence dans les activités industrielles. Les autres effets exceptionnels, d’un montant de 106 millions d’euros, sont à mettre au compte d’une provision de protection de l’environnement et des mesures de restructuration prévues dès le début de l’année.

M. Kühn a indiqué que le cash-flow brut affiche une amélioration de 12 %, à 3,2 milliards d’euros. L’expansion de l’activité et l’augmentation des coûts des matières premières ont cependant entraîné une augmentation de 760 millions d’euros du fonds de roulement, qui explique la baisse de 26 % du cash-flow net, à 2,5 milliards d’euros.

Diminution de l’endettement net qui s’établit à 5,4 milliards d’euros

« Nous avons poursuivi notre gestion rigoureuse des coûts. Bien que nous ayons déboursé  près de 400 millions d’euros en décembre 2004 pour l’acquisition des activités Consumer Health de Roche, l’endettement net a continué à baisser et au 31 décembre, il était d’environ 5,4 milliards d’euros, soit 530 millions d’euros de moins que lors de l’exercice précédent », a poursuivi Monsieur Kühn. Le directeur financier a indiqué que le reste du prix à payer pour les activités de Roche avait, comme cela avait été annoncé, été financé début janvier par les liquidités. Des recettes issues de la vente de l’activité plasma ainsi que le paiement de dettes financières liées à la scission de Lanxess sont en revanche prévues pour 2005. Globalement, Bayer prévoit pour la fin 2005 un endettement net en légère hausse. « Notre stratégie financière à moyen terme vise également la réduction de l’endettement net », a déclaré M. Kühn, qui a également indiqué qu’à long terme, l’objectif de l’entreprise restait le même : conserver sa bonne notation financière de catégorie A.

Leverkusen,      le 15 mars 2005
ha                    (2005-0123F)
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Déclarations prévisionnelles
Le présent communiqué de presse contient des déclarations basées sur les hypothèses et pronostics actuels du management du Groupe Bayer. Ces déclarations sont de nature prévisionnelle. Des risques connus ou inconnus, des incertitudes ou d’autres facteurs peuvent conduire à des écarts substantiels entre les résultats, l’évolution ou les performances réels de notre entreprise et ceux exprimés dans ces prévisions. Ces facteurs incluent ceux que nous avons indiqués dans les documents que nous avons fournis à la Bourse des valeurs de Francfort et aux autorités boursières américaines (y compris le formulaire F 20). L’entreprise n’assume aucune responsabilité quant à l’actualisation de ces prévisions ou à leur adaptation à des évolutions ou événements futurs

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