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RESULTATS CONSOLIDES ANNUELS
2004
POURSUITE DE L’AMELIORATION
DE LA MARGE BRUTE D’EXPLOITATION A 63,7% NET ALLEGEMENT DU RESULTAT FINANCIER
FORTE CROISSANCE DU RESULTAT NET PART DU GROUPE : +24,0% DIVIDENDE PAR
ACTION PROPOSE EN CROISSANCE DE +50% PAR RAPPORT A 2003
Le Conseil d’Administration
d’ASF (Autoroutes du Sud de la France) s’est réuni jeudi 10 mars
sous la présidence de Bernard Val pour arrêter les comptes
annuels au 31 décembre 2004. 1. Poursuite de l’amélioration
de la rentabilité du Groupe en 2004 Croissance du chiffre d’affaires
: +6,7 % Le chiffre d’affaires du Groupe ASF s’établit à
2 389,2 millions d’euros en 2004, contre 2 238,7 millions d’euros en 2003,
soit une progression de 6,7%.
Cette progression reflète
essentiellement l’augmentation de 7,0% des recettes de péage du
Groupe, qui se sont élevées à 2 342,8 millions d’euros
en 2004 contre 2 189,9 millions d’euros en 2003.
Cette croissance repose
sur la combinaison de plusieurs effets positifs : - Une progression du
trafic à réseau stable : mesuré par le nombre de kilomètres
parcourus, le trafic a augmenté de 3,1% entre 2003 et 2004. - Un
supplément de trafic (mesuré par le nombre de km parcourus)
lié à l’ouverture de nouvelles sections (soit 71,4 kilomètres
ouverts au cours de l’année 2004) : +0,6%. - Des hausses de tarifs
qui sont intervenues respectivement les 1er février 2003 et 1er
février 2004: +3,3%. Le trafic des véhicules légers
(VL), mesuré par le nombre de kilomètres parcourus est en
croissance de 3,5% entre 2003 et 2004 ; le trafic poids lourds (PL) enregistre
quant à lui une croissance de 5,2% sur les mêmes périodes.
Le chiffre d’affaires de
l’activité Installations commerciales s’inscrit à 31,9 millions
d’euros en 2004, en baisse de 2,7% par rapport à 2003. Cette baisse
est due essentiellement à la diminution importante des ventes de
carburants des stations installées sur le réseau, elle-même
vraisemblablement liée à un changement de comportement des
conducteurs, dû notamment à la baisse des vitesses pratiquées
et à l’évolution du prix du carburant. Enfin, le chiffre
d’affaires de l’activité Location de fibres optiques et pylônes
est en recul, de 16,0 millions d’euros en 2003 à 14,4 millions d’euros
en 2004.
La combinaison d’une croissance
de l’activité et d’une bonne maîtrise des charges d’exploitation
et financières se traduit en 2004 par une amélioration de
la rentabilité du Groupe. Le résultat brut d’exploitation
est en progression de 7,3% à 1 521,4 millions d’euros reflétant
l’amélioration de la performance opérationnelle du Groupe.
La marge brute d’exploitation (RBE/CA) ressort sur 2004 à 63,7 %
contre 63,3% en 2003. Le résultat d’exploitation progresse de 7,4%
malgré le poids des mises en service de nouvelles sections sur le
niveau de la dotation aux amortissements de caducité. Le net allégement
du résultat financier, à (428,9) millions d’euros en 2004
contre (469,9) millions d’euros en 2003 est pour partie le fruit de l’écart
important entre les taux des emprunts nouvellement souscrits avec ceux
des emprunts arrivant à maturité. La politique de variabilisation
partielle de la dette menée depuis 2002 permet également
d’enregistrer des économies significatives sur les charges d’intérêt.
Le résultat avant impôt est en augmentation de 22,5% à
615,6 millions d’euros contre 502,3 millions d’euros en 2003. Enfin, la
charge d’impôt augmente de (177,2) millions d’euros à (212,5)
millions d’euros. Le résultat net consolidé s’inscrit à
403,1 millions d’euros en progression de 24,0% par rapport aux 325,1 millions
d’euros enregistrés en 2003. 2. Progression des flux de trésorerie
disponibles après investissement La marge brute d’autofinancement
(MBA) s’établit sur 2004 à 898 millions d’euros contre 801
millions d’euros en 2003, soit une croissance de 12,1%. Le Groupe poursuit
son effort d’investissement de construction afin de compléter son
réseau et de maintenir la qualité de ses prestations auprès
de l’ensemble de ses clients par des investissements de construction sur
les autoroutes en service (ICAS). Cet effort s’est traduit par un flux
net de trésorerie d’investissement de (701) millions d’euros en
2004, contre (723) millions d’euros en 2003. 2004 marque une inflexion
dans le profil de génération des flux de trésorerie
disponibles après prise en compte des investissements. Ces flux
deviennent positifs en 2004 à hauteur de +119 millions d’euros.
Les flux nets de financement de (312) millions d’euros par rapport à
(607) millions d’euros en 2003 traduisent essentiellement une émission
d’emprunt de 450 millions d’euros en février 2004, la mise en paiement
du dividende au titre de 2003 pour (159,4) millions d’euros et une augmentation
de 119,6 millions d’euros des remboursements d’emprunts soit (604,3) millions
d’euros en 2004. La conjugaison de ces différents flux se traduit
par la poursuite du mouvement amorcé dès 2003 de dégonflement
de la trésorerie à 432 millions d’euros à fin 2004
(contre 625 millions d’euros à fin 2003 et 1 246 millions d’euros
à fin 2002). 3. Une structure financière solide
La trésorerie du
Groupe au 31/12/2004 était excédentaire de 432 millions d’euros.
L’endettement financier net est stable en termes absolus, passant de 7,86
milliards d’euros au 31/12/2003 à 7,87 milliards d’euros au 31/12/2004.
Le rapport de la dette financière nette au Résultat brut
d’exploitation poursuit son amélioration : au 31 décembre
2004 il était de 5,2 fois (contre 5,5 fois à fin 2003), et
a donc dépassé l’objectif de 5,5 fois qui avait été
fixé à horizon 2005. La couverture des frais financiers par
le Résultat brut d’exploitation (hors intérêts intercalaires)
progresse à 3,4 fois en 2004 contre 2,9 fois en 2003. L’objectif
de porter ce ratio à au moins 3,3 fois en 2005 est donc d’ores et
déjà atteint. Le rapport de la dette financière nette
aux fonds propres (aussi qualifié de « Gearing ») s’établit
à fin décembre 2004 à 2,21 contre 2,35 un an plus
tôt. Le Groupe ASF s’est vu attribuer par l’agence Standard &
Poors la notation A+ en avril 2003. 4. Forte croissance du dividende par
action Les marges de manoeuvre financières résultant à
la fois de la progression de la marge brute d’activité, du ralentissement
programmé de l’effort d’investissement corollaire de l’achèvement
du réseau, et du maintien d’une structure financière raisonnablement
endettée permettent de proposer une croissance de 50% du dividende.
Le Conseil d’Administration proposera donc lors de l’Assemblée Générale
des actionnaires d’ASF le versement d’un dividende, au titre de l’année
2004, de 1,04 euros par action. Il sera également proposé
que ce dividende soit versé à compter du 25 mai 2005. 5.
Perspectives Certains déterminants de l’activité et de la
structure de coûts peuvent d’ores et déjà être
évoqués : ?? Conformément à la politique tarifaire
définie par le contrat de concession et le contrat d’entreprise
2002-2006, les tarifs de péage ont augmenté au 1er février
2005. L’effet combiné de la hausse des tarifs de péage de
la classe 1 et de l’augmentation des coefficients tarifaires des classes
3 et 4 devrait conduire en 2005 à un « effet tarif »
global de l’ordre de 2,5% sur le chiffre d’affaires du Groupe, toutes choses
étant égales par ailleurs. ?? Le Groupe poursuit en 2005
l’achèvement de son réseau : le 14 janvier 2005 a été
ouverte la section Les Essarts – La Roche-sur-Yon (20 km) sur l’A87. ??
La construction de nouvelles sections, les investissements de construction
sur autoroutes en service (I.C.A.S.) et les autres investissements devraient
se traduire par un flux net de trésorerie d’investissement de l’ordre
de 650 millions d’euros en 2005.
Pour faire face à
son programme d’investissements de construction, ASF devrait à nouveau
faire appel à la CNA (Caisse Nationale des Autoroutes, AAA) à
hauteur de 300 millions d’euros au cours de l’année 2005. En outre,
le Groupe ASF est engagé dans plusieurs appels d’offres de concession
autoroutière en France et à l’étranger. Toutes les
informations en notre possession aujourd’hui nous permettent d’envisager
en 2005 une nouvelle année de croissance bénéficiaire
et de progression significative des dividendes, et ce malgré un
trafic de début d’année contrarié par des épisodes
neigeux. 6. Passage aux normes IAS Afin de se conformer le mieux possible
à la recommandation du Comité Européen des Régulateurs
des Marchés de Valeurs Mobilières, le groupe a identifié
les méthodes comptables devant être modifiées du fait
de la transition aux normes IAS. Le travail accompli, fondé sur
les normes en vigueur en décembre 2004, permet de dire que l’impact
de ce passage sur les résultats de l’exercice 2005 sera faible.
L'incidence de ces changements sur les capitaux propres consolidés
à l'ouverture et à la clôture de l'exercice 2004 ainsi
que sur le résultat consolidé de l'exercice 2004 est précisée
dans l’annexe aux comptes consolidés 2004. 7.
Calendrier 2005 de la communication
financière
20 avril 2005 : Publication
du chiffre d’affaires du 1er trimestre 2005 26 avril 2005 : Réunion
actionnaires individuels à Lille 12 mai 2005 : Assemblée
Générale des Actionnaires à Paris (Palais Brongniart,
15h) 25 mai 2005 : Mise en paiement du dividende (sur proposition du CA
soumise à l’AG) 16 juin 2005 : Réunion actionnaires individuels
à Lyon 21 juillet 2005 : Chiffre d’affaires du 1er semestre 15 septembre
2005 : Publication des Résultats du 1er semestre 2005 4 octobre
2005 : Réunion actionnaires individuels à Nancy
Contacts Solène Allain
– Responsable des relations investisseurs Tél. : 33 (0)1 72 71 48
46 Fax. : 33 (0)1 45 66 44 16 E-mail : relations.investisseurs@asf.fr Vanessa
Lattes – Responsable des relations presse Tél. : 33 (0)1 72 71 48
85 Fax. : 33 (0)1 72 71 48 99 E-mail : vanessa.lattes@asf.fr |