Vanité
J'assemble chaque matin
des pièces de ma vie
Je rassemble des sourires
à montrer aux gens
Pour paraitre bien aimable
Parce qu'au fond je boite,
la tête dans une boite
Ca me crève les
yeux, empétré, trop anxieux
Alors je lèche
mes larmes, rien ne sèche le drame
Quand les autres m'alignent
Quand les autres s'acharnent
De long en large, ma
vie en marge
Faudrait que je calque
mes pas sur mes voisins de palier
Avec ma vision du monde
décalé
Maus y'a rien pour classer
ma passion, mon metier.
Je rentre pas dans les
cases
Je rentrerais jamais
dans votre cage.
Et alors ?
C'est ma vie c'est mon
puzzle
je suis souvent soumis
à des tonnes d'a priori
Je me répands
des fois de trop moi
VOULOIR MONTRER QUE J4ABOIE
Plus fort que toi, mais
j'ai les paumes qui tremblent
Et l'inconnu je l'appréhende
Cherchant souvent mes
yeux d'enfants
De vieux tourments
Sement le doute font
que parfois je mense
Et que même je
triche alors sur mes mains je crache
Je mords mes lèvres
J'en bave ma sève
Je pleure mon venin
De ne savoir rien
Coupé par mille
larmes je me sens laid
Mais c'est comme ça
qu'on m'a fait
Je ne suis pas quelqu'un
de sage
j'entrerais jamais dans
leur cage
Il n'en tient qu'à
moi seul
Lancez moi des pierres
à mille contre un seul
Ma vanité me sert,
elle me protège de vos sales gueules
Pense comme tu le sens,
moi je ne sens plus rien
Je vous tourne le dos,
je suis déjà loin
J'entrerais jamais dans
cette cage.
Galaxie Autargique
La moindre lettre transforme
l'émotion
un simple code transcrit
mes intuitions
pris au piège
à me voir écrouer sans raison
Dans l'alphabet prison
Et pourtant j'ai fait
des signes
J'ai même tenté
d'inventer des mots
Du temps à faire
le mime
j'ai essayé de
lever le rideau
La langue et le verbe
deteignent à l'impression
Perdu dans la phrase
je cherche encore la traduction
Les pieds et mains liés
à faire flamber mes pensées
Dans l'alphabet prison
Ma conscience n'a pas
trouvé son registre
Puisqu'on dépend
tous encore du même lexique.
4 A.M. Roppong !
Dans le coeur de Tokyo
J'ai des sursauts
Des écrans qui
scintillents dans l'indicible
Je marche en somnolant
Je souris bêtement
Et je sais qu'aujourd'hui
tout est possible
Plus je glisse et plus
j'existe
Sans me soucier d'aucun
détails
Plus je glisse et plus
j'existe
Ma coeur bataille
Et sans repos
Le sommeil fuit et m'alanguit
depuis hier
Sans un mot
Une insomnie indécise
dans l'air
Happé par cette
ville
Excentrique
Où la folie ambiante
s'arrête aux feux rouges
Des modèles appr^étées
En discothèque
Et le matin qui s'étire
depuis la veille
Quoi qu'il arrive j'aurai
vécu ça
Je peux mourrir demain
Et quoi qu'on en dise
j'ai suivi mon instinct
Et à jamais je
garde tout au fond de moi
J'ai bien compté
tous les moutons
Suivi chaque recoin du
plafond
Refait ma bie de large
en long
Mais je tourne en rond
Pleymo -
Zéphyr
Bien seul à ronger
l'écorce
Sans vie, sans un instant
clé
A trembler souvent tu
forces
Le visage, le regarde
sabré
Quand e monde te hait
Tiens toi :
Debout ! Tiens toi debout
Debout ! Tiens toi debout
Jette tout ce qui t'entoure
Prépare le compte
à rebours
Des rafales t'encouragent
à dire "non !"
Des rafales t'encouragent
à dire "non !"
Serre les poings, casse
les liens
Et tients-toi :
Debout ! Tiens-toi debout
Debout ! Rajoins es deux
bouts
Tu es le mythe sensible
aux yex cernés
La bombe compacte, bien
incarnée
Zephyr
Pleymo -
Je Regrette
Tu m'insultes sous mon
toit, tu as surement
Oublié notre amitié
d'avant, entre temps
Tes histoires m'oppressent,
je regrette*Oublie mon adresse et le reste
Je t'avais fais confiance
depuis notre enfance
Je savais tout ce qu'on
pensait, même dans nos silences
On a refait le monde
ensemble
Si loin de ton nouveau
masque
A quoi tu ressembles
Tombé au fond,
la vie te débarque, sans marque
Epris de stupéfiants
D'artifices épatants
Je te laisse le nez dedans
Entouré de près
par les déchets souriants |
Adrénaline
Des jours sous l’écume,
à froisser le
bitume,
à chercher le
phare,
Ou des choses à
faire.
Même s’il est déjà
tard
Pour sortir de l’enfer.
Les fenêtre closes
De ceux qui prennent
des doses.
Des rafales d’ecchymoses,
La vie s’ankylose,
Paralyse l’horizon,
Et t’enlève la
raison.
Y’a plus rien d’rose,
Juste un tas d’choses
qui causent la merde,
Faut que t’oses plus
mettre sur pause.
Cette nuit tu te sens
plus grand,
Bien sûr d’avoir
choisi ton camp.
{Refrain}
Sur des charbons ardents,
Des corps dissidents,
Enfreignant la loi,
Déteignent sur
toi.
Tu sens l’Adrénaline
Sur des charbons ardents,
Des corps turbulents,
Levant la voix,
Déteignent sur
toi.
Tu sens monter l’Adrénaline
Le chant des sirènes
t’enivre t’appelle.
On prêche à
ta place pour la tour de Babel.
Allez goinfre toi,
Vas y mange sur le dos
des autres.
Fais des exploits,
Toujours dans la faute.
Mais sache qu’un jour
de choc
bien pâle on paye
tout.
Le lâche rembourse
ses dettes
Jusqu’au dernier sou.
Pense à deux fois
avant d’sauter,
Y’aura personne là
haut pour te rattraper.
Cette nuit tu te sens
plus grand,
Bien sûr d’avoir
choisi ton camp.
{Refrain}
Au milieu des tiens,
Ta confiance s’accroit,
Vivant tu deviens,
Tu trouves ton sang-froid.
{Refrain}
Ils déteignent
sur toi (x3)
Sept
Sept
Livrés à
eux même depuis l’baptême, en peine,
Désœuvrés,
tous blindés de problèmes,
Des gosses des rues arpentent
l’asphalte,
Sous la chaleur moite
d’un ciel cobalt.
Soudain sous l’porche
d’un immeuble ils ont vu
Des uniformes un képi
en planque à l’affut.
A corps perdu, les mômes
sonnent l’alarme,
Le coup d’envoi d’un
sombre drame.
A l’heure où Brooklyn
est calme,
Sept hommes ont rendu
leur âme.
{ Refrain }
Dans tous les blocs où
tout est permis,
Pas une âme qui
vive en paix,
Remets ton colt, reprends
ta partie,
Connais la loi du plus
fort.
Chant
Bien trop jeune pour
assumer les tords,
La vie reprend son cours
comme si de rien n’était,
L’Etat laisse courir
ces bambins l’arme au corps,
L’Oncle Sam aurait de
quoi s’en faire.
Soudain sous l’porche
de l’immeuble ils on vu
D’innocentes demoiselles
bien seules dans la rue.
A corps perdu, les mômes
sonnent l’alarme,
Le coup d’envoi d’un
sombre drame.
A l’heure où Brooklyn
est calme,
Sept femmes vont verser
trois cent larmes.
{ Refrain }
Chant
Que de matière
pour faire quelques vers
à la page des
faits divers.
Au sommet du monde,
les enfants font la ronde
autour des balles qui
grondent.
A l’heure où Brooklyn
est comme
Sept mômes dont
la vie se fane.
{ Refrain x2 }
Pleymo - Blockout
Servons-nous ! Les rayons
sont ouverts
Serrons-nous au fond
des fourmillières
tout est permis et tout
le monde sort
c'est l'incendie
You got to blockout
Everything that leads
you down
You got to blockout
Everything that makes
you fall
Nos symboles brûlent
Nos emblèmes à
la mer
Et face au mur
Chacun choisit sa guerre
Protège-toi de
l'attrayant reflet
Vas, vis et deviens qui
tu es
You got to keep it together
You need to set it straight
Don't belive the voices
Running through your
head
Pleymo -
Le Nouveau Monde
L'amérique assissine,
détruit la souche
Et la voix du Bien, doucement
se bouche
On aimerait tenir bon,
jsqu'à demain
Mais ils veulent se faire
la peau sans jamais tenir compte
De nos voix
On fait marche rrière
de 100000 ans
Le son des rières
me glace le sang
Et je n'vois que des
hommes hurlant leur loi
Et des femmes fontômisées,
fanatisées, canalisées
Sous les voiles
Est-ce qu'on passera
la main ?
est-ce la fin de notre
ère ?
Est-ce qu'on s'entendra
demain ?
Pour éviter de
tomber ...
C'est l'illusion des
cieux
Au nom de rien
C'est l'illusion des
cieux |