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FISCALITE
SITES
Fiscalité
des actions
Avantages
fiscaux
Droits
de succession ou de donation
Imposition
des revenus
ISF
Cession
: imposition des plus-values
Les
actions sont soumises à des règles d'imposition différentes
selon qu'il s'agit d'actions cotées ou d'actions non cotées.
Les actions étrangères autres qu'européennes ne bénéficient
d'aucun avantage particulier.
REMARQUE
: l'impôt de bourse est supprimé à compter du 01.01.2008.
Avantages
fiscaux
Actions
françaises : réduction d'IR au titre des souscriptions en
numéraire au capital de sociétés non cotées
(situées dans l'Espace économique européen, hors Liechtenstein)
et soumises à l'IS, égale à 25 % des versements limités
par an à 20 000 € (personne seule) et 40 000 € (couple
marié), pour les souscriptions effectuées jusqu'au 31.12.2010.
Actions
étrangères (hors Espace économique européen
et Liechtenstein) : aucun avantage particulier.
Droits
de succession ou de donation
Le
régime de droit commun s'applique. L'impôt est calculé
:
pour
les actions cotées, selon le cours moyen de la Bourse au jour du
décès ou de la donation (ou selon la moyenne des 30 derniers
cours en cas de décès),
pour
les actions non cotées, selon la valeur estimée par le contribuable.
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Imposition
des revenus
Imposition
de droit commun par application du barème de l'IR (+ 11 % de prélèvements
sociaux).
Abattements
:
de
40 % sur les dividendes d'actions françaises et étrangères,
global
annuel de 1525 € (personne seule) et 3 050 € (couple marié).
L'impôt
ainsi obtenu est diminué d'un crédit d'impôt :
égal
à 50 % des dividendes,
mais
plafonné à 115 € (personne seule) et 230 € (couple
marié ou pacsé).
Option
possible désormais pour le prélèvement libératoire
au taux global de 29 % (18 % + 11 % de prélèvements sociaux),
s’agissant des dividendes d’actions :
perçus
à compter du 01.01.2008,
susceptibles
d’ouvrir droit à l’abattement de 40 %.
REMARQUE
: l’assiette imposable au prélèvement libératoire
est constituée du montant brut des dividendes perçus, sans
application des abattements et des crédits d’impôt.
L’option
n’est pas autorisée pour les revenus :
afférents
à des titres détenus dans un PEA,
pris
en compte pour la détermination du bénéfice imposable
d’une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole, ou
d’une profession non commerciale.
ISF
Exonération
totale au titre des biens professionnels.
Exonérations
partielles à hauteur de 75 % au titre de certains titres de sociétés.
Réductions
d'ISF au titre de souscription au capital de PME à hauteur de 75
% dans la limite de 50 000 €.
Sinon,
régime de droit commun. L'impôt est calculé :
pour
les actions cotées, au choix du contribuable, selon le dernier cours
connu précédant le 1er janvier de l'année d'imposition
ou selon la moyenne des 30 derniers cours précédant la même
date,
pour
les actions non cotées, selon la valeur estimée par le contribuable.
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Cession
: imposition des plus-values
Application
du régime des plus-values sur valeurs mobilières.
Imposition
des plus-values sur valeurs mobilières
Plus-values
imposables
Plus-values
exonérées
Montant
net imposable
Calcul
de l'impôt
Lorsqu'elles
sont réalisées par un particulier, à l'occasion de
la gestion de son patrimoine privé, les plus-values sur valeurs
mobilières sont normalement imposables à l'IR.
Les
plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux réalisées
par les particuliers sont soumises à un régime unique : imposition
au taux global de 29 % désormais en cas de franchissement d'un seuil
de cessions annuel fixé à 20 000 €, sauf exonérations
(ce seuil passera à 25 000 € pour l'imposition des revenus
de 2008).
Plus-values
imposables
Ce
sont celles réalisées par des personnes physiques, dans le
cadre de la gestion de leur patrimoine privé, à l'occasion
de la cession à titre onéreux (négociation en Bourse,
vente, échange, apport en société) de :
valeurs
mobilières, droits sociaux ou titres assimilés : actions,
obligations, titres participatifs, etc.,
usufruit
ou nue-propriété portant sur ces valeurs, droits ou titres,
ou
titres les représentant : titres de SICAV et FCP.
Les
plus-values sur valeurs mobilières et droits sociaux réalisées
par des personnes physiques dans le cadre de la gestion de leur patrimoine
privé, sont soumises au même régime :
imposition
en cas de dépassement du seuil annuel de cessions de 20 000 €
(25 000 € pour l'imposition des revenus de 2008, puis revalorisation
annuelle),
quels
que soient la nature des titres cédés, l'importance de la
participation détenue par le vendeur et le régime juridique
de la société.
REMARQUES
:
le
seuil de taxation s'apprécie en totalisant l'ensemble des cessions
réalisées, au cours de la même année, par les
membres du foyer fiscal, sauf celles exonérées. En cas de
licenciement ou retraite, décès, divorce, etc., il s'apprécie
par rapport à la moyenne des cessions sur 3 ans (l'année
considérée et les 2 années précédentes).
certaines
plus-values sur valeurs mobilières relèvent d'un autre régime
d'imposition : BNC pour les cessions habituelles, plus-values immobilières
pour les cessions de titres de certaines sociétés immobilières
telles que SCI et SCPI, plus-values professionnelles pour les cessions
de titres de sociétés soumises à l'IR dans lesquelles
le cédant exerce son activité professionnelle. En revanche,
les plus-values sur cession de titres de sociétés im mobilières
non cotées, passibles de l’IS relèvent du régime des
plus-values sur valeurs mobilières.
enfin,
les plus-values réalisées par des particuliers sont imposables,
à titre exceptionnel, aux BNC si elles sont effectuées dans
des conditions analogues à celles qui caractérisent une activité
exercée par une personne se livrant à titre professionnel
à ce type d'opérations (les plus-values réalisées
à titre habituel ne répondant pas à cette définition
restent donc imposables au titre des plus-values sur valeurs mobilières).
Plus-values
exonérées
Les
plus-values sont exonérées si le montant annuel des cessions
n'excède pas le seuil de taxation de 20 000 € (25 000 €
pour l'imposition des revenus de 2008, puis revalorisation annuelle). Sont
également exonérées celles réalisées
:
à
l'intérieur des FCP et SICAV et clubs d'investissement,
dans
le cadre d'un PEA ou PEP,
sur
parts de FCP à risques,
et
sur titres de jeunes entreprises innovantes, sous condition de participation
n'excédant pas 25 %.
Pour
les cessions de titres de sociétés soumises à l’IS,
les plus-values réalisées à compter de 01.01.2006
:
font
l’objet d’un abattement d’1/3 par année de détention au-delà
de la 5e année,
d’où
une exonération totale à partir de 8 années pleines
de détention.
La
durée de détention s’apprécie cependant à compter
du 01.01.2006, pour les titres acquis avant cette date.
Ce
dispositif commencera à produire ses effets pour la première
fois aux cessions réalisées à compter de 2012.
Par
exception, ces dispositions s’appliquent immédiatement aux cessions
réalisées à compter de 2006 par les dirigeants de
PME lors de leur départ à la retraite (sous condition de
durée d'exercice notamment).
REMARQUE
: les prélèvements sociaux sont dus sur la totalité
de la plus-value nette réalisée, c'est-à-dire avant
application de l'abattement.
Montant
net imposable
Il
est égal à la différence entre prix de cession (-
frais de cession) et prix d'achat (+ frais d'achat) ou valeur réelle
au jour de la succession ou donation en cas d'acquisition à titre
gratuit.
REMARQUE
- Lorsque l'option a été exercée, les plus-values
sur valeurs mobilières cotées ou assimilées achetées
avant 1996 sont calculées :
d'après
le cours des titres cédés au 29.12.95, diminué d'une
décote de 15 %,
si
le seuil de taxation applicable en 93, 94 et 95 n'a pas été
dépassé.
Calcul
de l'impôt
Plus-value
taxée au taux forfaitaire de 18 % pour les cessions réalisées
à compter du 01.01.2008 (16 % auparavant) + 11 % de prélèvements
sociaux, soit un taux global de 29 % (27 % auparavant).
Les
moins-values sont déductibles des plus-values réalisées
:
au
cours de la même année,
ou
au cours des 10 années suivantes.
REMARQUE
: l'imposition est établie au titre de l'année de la cession,
quelles que soient les modalités de paiement du prix. Par exception,
le complément de prix reçu en application d'une clause d'intéressement
("earn out") est imposable au titre de l'année où il est
reçu.
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